Politique
L’impolitesse rampante : Reflet troublant de l’élection au Gouvernorat du Haut-Uélé
Dans une campagne électorale marquée par des absences de scrupules flagrantes, le Haut-Uélé se retrouve plongé dans un spectacle d’impolitesse et de mépris. L’évaporation soudaine du premier partenaire auto-proclamé d’un candidat, désormais en fuite pour des accusations de diffamation et d’injures graves, dévoile une facette sombre de la politique locale.
Son remplaçant, tout aussi versatile, trahit une inculture alarmante, posant ainsi la question cruciale : pourquoi le candidat Bakomito est le seul parmi les quatre à concourir pour le poste de Gouverneur à être entouré d’une clique d’individus mal éduqués ? Pourquoi reste-t-il silencieux face à de tels comportements ? Est-il complice de cette dérive où les insultes remplacent les débats constructifs ?
Se profile-t-il un avenir où l’impolitesse règne en maître si ce candidat gouverneur, sénateur, député national, député provincial, président du barreau d’Isiro et autres, accède un jour au pouvoir ? L’impolitesse, arme de destruction massive des valeurs démocratiques, devient ainsi le miroir déformant d’une élection où le respect et la décence semblent relégués aux oubliettes.
La plus grande difficulté de la maffia politique qui s’est érigée sous les regards ébahis de la population plutôt exemplaire de la province du Haut-Uélé est de transformer les idées farfelues en expérience. Ce que d’aucuns aiment dans la stature du Grand Chef Constant Lungagbe, c’est son intelligence qui va toujours très loin dans la réalisation des objectifs collectifs pour le bien de tous.
Au-delà des provocations, de la méchanceté et de l’insulte des lieutenants de Jean Bakomito Gambu, le futur Gouverneur de la province du Haut-Uélé Sa Majesté Constant Lungagbe considère que la faute commise est une erreur liée à l’absence d’éducation de ces derniers. Cette erreur est certes un échec mais aussi une opportunité pour eux d’apprendre le respect, les us et coutumes de notre société.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Politique
« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain
S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.
1. Satisfaction de la C64
Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».
2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »
Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »
3. Prochaine étape : jeudi 4 juin
La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.
Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.
Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?
Blaise ABITA
