Politique
Nouveau bureau de l’assemblée provinciale du Haut-Uélé : Un départ prometteur ou un système démodé ?
L’arrivée du nouveau bureau définitif de l’Assemblée provinciale du Haut-Uélé pour la législature 2024-2029 suscite des réactions différentes dans l’opinion. Le changement est toujours agréable car tout ce qui est nouveau en prépare un autre. Il n’est jamais douloureux car rien n’est permanent. Les affairistes de la province détestent le changement. Il s’est imposé à eux.
Avec l’Honorable Zamba Ndezu Justin à sa tête en tant que Président, suivi de ses collègues tels que l’Honorable Tinda Bweisu Joseph comme vice-président, l’Honorable Siuka Makofi Floribert en tant que Rapporteur général, l’Honorable Sangba Nekingbo Jacques en tant que Rapporteur général Adjoint, et l’Honorable Azaro Kany Françoise en qualité de Questeure, cet ensemble de membres semble promettre une nouvelle ère pour la province.
Cependant, certains pourraient se demander si ce bureau reflète véritablement la diversité et les besoins changeants de la société actuelle, ou s’il incarne plutôt une continuité rigide d’un système politique dépassé. Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement. C’est la solution pour avoir une province du Haut-Uélé qui s’inscrit dans une dynamique positive.
En cette ère de bouleversements politiques mondiaux, seules les actions concrètes de ce bureau permettront de juger de sa véritable portée et de son efficacité pour le Haut-Uélé. Les affairistes qui ont mis la province en coupe réglée ne résistent pas au changement. Ils en sont incapables. Ils résistent plutôt au fait d’être changés.
Qu’un bureau définitif soit élu par des députés provinciaux issus de toutes les circonscriptions électorales et fatigués de siéger dans une école en lieu et place de l’assemblée provinciale inachevée en dit long sur l’échec patent du Gouverneur sortant Christophe Baseane Nangaa, frère biologique du chef rebelle Corneille Nangaa Yobeluo.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Politique
« Que les parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
« Que les Parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « Révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
À deux jours de la marche annoncée par l’opposition pour barrer la route à la révision ou changement de la constitution, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), a pris position ce lundi 1er juin 2026. Dans une déclaration ferme, il rappelle la priorité du moment : l’unité nationale.
« Je respecte le droit de chacun à exprimer ses opinions et à manifester pacifiquement. Cependant, dans le contexte actuel d’agression que traverse notre pays, je considère que la priorité nationale devrait être l’unité, la défense de notre souveraineté et le soutien à nos forces engagées pour protéger l’intégrité du territoire », a déclaré Andy Bemba.
Le président de Nouvelle Pensée estime que si les débats politiques sont légitimes, ils ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. « Les débats politiques sont légitimes, mais ils ne devraient pas détourner notre attention de l’enjeu fondamental qui est la préservation de la nation. »
Cette sortie intervient alors que l’opposant Martin Fayulu Madidi a appelé à une journée morte ce mercredi 3 juin 2026. « Nous demandons aux parents d’élèves de garder les enfants à la maison et de n’aller eux-mêmes ni au travail ni au marché, pour prouver à Félix Tshisekedi que le peuple n’est pas d’accord avec son projet », a lancé le leader de l’ECiDé, afin de faire pression contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution.
Face à cet appel, Andy Bemba plaide pour la continuité de la vie sociale : « Laissons le peuple et nos enfants vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ils sont notre avenir, l’avenir de cette nation. ».
La marche du 3 juin s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par la fracture entre partisans et opposants à la modification de la loi fondamentale congolaise. Pour NP, l’heure n’est pas à la division mais au sursaut patriotique.
Blaise ABITA ETAMBE
