Economie
L’asphyxie économique du Haut-Uélé : Quand la domination étrangère étouffe les petits commerces autochtones
Dans les territoires animés du Haut-Uélé, une ombre grandissante plane sur les petits commerces de proximité tenus par les autochtones. La montée en puissance des entreprises étrangères, sans mesures de protection adéquates de l’administration sortante du Gouverneur Christophe Baseane Nangaa, a entraîné une domination économique écrasante et une concurrence déloyale.
Les habitants locaux se retrouvent piégés dans un jeu inéquitable, où les entreprises étrangères ayant des partenaires députés, sénateurs et ministres nationaux ou provinciaux, bénéficiant souvent de ressources financières et de réseaux de distribution plus vastes, écrasent progressivement les commerces autochtones qui sont le tissu économique et social de la province.
Sans filet de sécurité pour protéger les petits entrepreneurs locaux, ces derniers luttent pour leur survie face à des géants économiques étrangers qui ne montrent souvent aucun scrupule dans leur quête de domination du marché. Les conséquences sont dévastatrices : chômage croissant, appauvrissement des communautés locales et perte de diversité culturelle et économique.
L’inaction de Christophe Baseane Nangaa pour réguler cette invasion économique met en péril non seulement les moyens de subsistance des autochtones, mais aussi l’identité et la résilience de la province. Il est urgent de repenser les politiques et les stratégies de développement pour rétablir un équilibre juste et équitable entre les acteurs locaux et étrangers sur la scène économique du Haut-Uélé.
Face à cette réalité brutale, il est impératif de mettre en place des mesures de protection et de soutien aux petits commerces autochtones, de favoriser l’entrepreneuriat local et de promouvoir des politiques économiques inclusives qui préservent la richesse et la vitalité des communautés locales. C’est la vision du Grand Chef Constant Lungagbe Ndatanadu candidat Gouverneur, bâtisseur et protecteur des terres ancestrales.
Le Haut-Uélé est à un tournant crucial de son histoire économique, où les choix faits aujourd’hui auront un impact profond sur la justice sociale, la dynamique économique et la pérennité des traditions commerciales locales. Il est temps d’agir de manière décisive pour défendre les petits commerces autochtones et restaurer un équilibre économique juste dans la région.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
À la Une
Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
