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Culture

Culture: Le premier numéro du K-FÉ KULTUR marque le début des grands défis dans le secteur culturel.

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Avec comme thème « L’impact du numérique sur le développement du secteur culturel en RDC », le premier numéro des rencontres des professionnels culturels, dénommé K-Fé Kultur, a eu lieu ce jeudi 28 mars 2024 à l’Orange Digital Center.

Plusieurs facilitateurs étaient attendus et un bon nombre a répondu présent, notamment Madame Marie-Laure Yaone, spécialiste en événementiel, publicité et marketing, manager d’artistes et surtout ancienne manager du célèbre artiste et pionnier de la musique congolaise, feu Papa Wemba.

Son apport lors de cet atelier d’échange portait sur l’industrie musicale face aux défis du numérique : « Il faut structurer cette industrie musicale, soutenir des lois pour la mise en place d’une politique culturelle qui protège l’artiste et ses œuvres. Les artistes doivent se former pour savoir comment se faire rémunérer avec le numérique tout en étant en règle avec les droits d’auteur », a-t-elle déclaré lors de son intervention.

Il est important de rappeler que Madame Marie-Laure Yaone, dans cette même optique, recommande à chaque artiste de bien lire son contrat avant de le signer ou d’être accompagné d’un conseiller juridique.

Organisé par Laziir Group, le K-Fé Kultur n’est ni une conférence, ni un colloque, ni un séminaire. C’est un modèle innovant et unique d’échanges à Kinshasa, nous a expliqué la présidente du conseil d’administration de cette structure, Madame Patience Issa.

Le prochain rendez-vous est prévu pour le mois d’avril, à une date qui sera révélée dans les plus brefs délais, tout en gardant cette perspective de connecter les acteurs culturels congolais autour de réflexions approfondies dans une ambiance conviviale.

Elyane Mukuna & Benjamin Kapajika / Congo Profond.net

À la Une

Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur

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Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.

C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs

Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.

« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.

Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers

Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.

L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.

Vers un nouveau cadre légal

La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.

En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.

Un soutien des acteurs du secteur

Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.

À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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