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Politique

Invalidation de Kennedy Katasi Kiala : L’AB-50 relève une erreur technique de la part de la Cour Constitutionnelle

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Invalidé dans la circonscription de Lukunga par la Cour Constitutionnelle au profit de Van Kayemba Kabidi (Dypro), Kennedy Katasi Kiala (AB-50) a déploré, la manière de dire le Droit par cette haute Cour siégeant en matière électorale.

Face à la presse, ce jeudi 14 Mars 2024, à Meriba hôtel à Gombe, AB-50, par le biais de Zacharie Tshibangu, cadre du Parti ACJD, a soulevé une erreur technique sur l’arrêt du 12 mars 2024 de la Cour Constitutionnelle.

 » D’après les résultats publiés par la CENI, Dypro n’a recueilli que 5767 voix et son candidat n’a obtenu que 1196 voix, par contre avec 9150 voix recueillies par l’AB-50, Kennedy Katasi Kiala a raflé 4077 voix dans la circonscription de Lukunga « , a révélé le Docteur Zacharie Tshibangu.

Et de poursuivre :  » aucune preuve n’a été apportée à la Cour pour contester ces résultats « .

Il a également fait savoir, dans sa déclaration, que les deux requêtes introduites par Dypro à la Cour Constitutionnelle ne portaient aucunement atteinte à Kennedy Katasi, invalidé après une gymnastique orchestrée par la Cour ».

Confiant en l’État de droit en République Démocratique du Congo, AB-50 a saisi cette occasion pour s’adresser au président Félix Tshisekedi entant que Magistrat Suprême, garant du bon fonctionnement de l’État, pour le rétablissement de leur candidat invalidé.

Espérant une suite en faveur de leur candidat, AB-50 souligne que  » 2018 ne se reproduira pas  » pour rappeler que c’est la deuxième fois que Katasi Kiala soit invalidé par cette haute Cour compétente en matière électorale.

Exaucé Kaya & Elyane Mukuna/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Est de la RDC : Human Rights Watch accuse le M23 et l’armée rwandaise de graves exactions à Uvira

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L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch accuse les rebelles du M23 et des soldats rwandais d’avoir commis de graves violations contre des civils lors de l’occupation de la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans un rapport publié ce jeudi 14 mai, l’ONG évoque notamment des exécutions sommaires, des viols, des disparitions forcées et des enlèvements survenus entre décembre 2025 et janvier 2026.

Des témoignages accablants recueillis sur le terrain

Selon Human Rights Watch, les enquêteurs ont rencontré plus d’une centaine de témoins, survivants et responsables locaux afin de documenter les violences commises après la prise d’Uvira par les combattants de l’AFC/M23 soutenus, selon l’organisation, par des éléments de l’armée rwandaise. L’ONG affirme que plusieurs civils non armés, dont des femmes et des mineurs, auraient été ciblés alors même que les forces gouvernementales congolaises avaient déjà quitté la ville.

Parmi les récits recueillis figure celui d’un père ayant perdu quatre de ses fils, exécutés dans leur maison par des hommes armés accusant les victimes d’être proches des groupes d’autodéfense wazalendo. D’autres témoignages font état de violences sexuelles commises contre des femmes parties chercher de la nourriture dans les zones agricoles autour de la ville.

Human Rights Watch parle de possibles crimes de guerre

Pour l’organisation, la nature des actes documentés pourrait relever de crimes de guerre. Human Rights Watch estime également que le rôle joué par les forces rwandaises dans cette occupation renforce les accusations selon lesquelles Rwanda agirait directement aux côtés du M23 dans l’est congolais, ce que Kigali continue de nier.

L’ONG appelle la communauté internationale à intensifier les enquêtes indépendantes et à sanctionner les responsables présumés des abus. Elle demande aussi une meilleure protection des civils dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, régulièrement secouées par les affrontements armés.

Une situation sécuritaire toujours explosive à Uvira

La ville d’Uvira reste au cœur des tensions dans le Sud-Kivu malgré le retrait annoncé du M23 en janvier dernier. Plusieurs rapports évoquent encore des violences, des déplacements massifs de populations et la découverte de fosses communes après le départ des rebelles. Les autorités congolaises et les groupes armés locaux continuent de s’accuser mutuellement de nouvelles violations contre les civils.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

 

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