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La dérive du cumul des mandats et des fonctions : La RDC, un État en otage par l’avidité politique
Au cœur de la RD Congo, une tendance alarmante émerge, où certains hommes politiques jonglent avec une multitude de fonctions sans véritable engagement. De la présidence de commissions sénatoriales à des postes de bâtonnier, en passant par des ambitions gouvernementales, ces politiciens se propulsent sans scrupules vers des postes de pouvoir, laissant des mandats inachevés sur leur chemin.
L’ambition est certes un moteur de réussite, mais accumuler les rôles de ministre, député, sénateur, bâtonnier et autres, révèle une voracité politique démesurée qui bride le développement et la démocratie. Cette pratique érode la confiance du peuple envers ses dirigeants et compromet l’intégrité des institutions.
Jean Bakomito Gambu qui vient d’être choisi par la nébuleuse « Grande Orientale » comme candidat gouverneur dans le Haut-Uélé est un homme politique congolais depuis 2019. Il est aussi le président de la commission politique, administrative, judiciaire et des droits humains du sénat depuis le 26 novembre 2020.
Il est également bâtonnier de l’ordre des avocats du barreau de la province du Haut-Uele depuis 2018 où il a été réélu pour 3 ans en 2022 soit jusqu’en 2025. En 2024, il se découvre une vocation pour le Gouvernorat du Haut-Uélé avec l’aide de la nébuleuse « Grande Orientale », une structure de cooptation entre caciques pour des intérêts des regroupements politiques opaques en lieu et place du choix souverain exprimé par leurs représentants élus dans l’Assemblée provinciale.
Il est impératif de réfléchir à des mécanismes de contrôle plus stricts pour mettre fin à cette culture du cumul des mandats, qui ne sert que les intérêts personnels au détriment du bien-être collectif. L’heure est venue de freiner cette course effrénée vers le pouvoir et de rétablir une gouvernance saine et responsable pour le bien du pays et de ses citoyens.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
