À la Une
Kinshasa : Le PDG « Kamul Inter » dénonce l’envahissement de son immeuble par des éléments de la police armés jusqu’aux dents !
L’Etat de droit tant prôné par les tenants du pouvoir n’est-il qu’un vœu pieux en République démocratique du Congo ? Le célèbre businessman Etienne Kabamba Mulumba dit « PDG Kamul Inter » a dénoncé avec véhémence la cabale dont il est victime de la part d’un spoliateur juif soutenu localement par plusieurs mains noires. Le vendredi 1er mars dernier, des éléments de la police cagoulés ont pris d’assaut l’immeuble « Kamul Résidence » appartenant à de ce digne fils du pays en exécution d’un ordre « illégal » de déguerpissement. De quoi s’agit-il ?
Face aux professionnels des médias, Etienne Kabamba Mulumba était formel. L’immeuble « Kamul résidence » lui appartient et il en détient le titre de propriété et il ne l’a jamais vendu. Il a tapé du poing sur la table lors d’un point de presse ce mercredi 6 mars 2024 tenu à « Kamul Résidence » situé au n°49 de l’avenue Uvira dans la commune de la Gombe à Kinshasa. Ce Juif qui avait sollicité et conclu un partenariat gagnant-gagnant avec lui a cherché à le dribbler en accordant au PDG Kamul Inter et ses dix-neuf enfants seulement deux appartements sur un total de trente-trois appartements.
La mafia de cet étranger aurait commencé quand il a sollicité auprès de son partenaire le titre foncier afin de l’hypothéquer pour obtenir un crédit dans une banque de la place. Aussi, Etienne Kabamba Mulumba avait-il établi une procuration à son épouse pour qu’elle remette le titre foncier à son partenaire d’affaires, sieur Erlich Zvi Nahum. Ce dernier va tout manigancer pour se faire photographier avec l’épouse du PDG Kamul Inter ainsi que le conservateur dans les locaux du cadastre foncier. Histoire de prouver que le bien immobilier lui a été vendu. « Où est l’acte de vente ? », s’est interrogé l’homme d’affaires Etienne Kabamba Mulumba.
Malheureusement, sur ordre d’un Général, dixit le self-made-man Kamul Inter, une flopée des policiers armés jusqu’aux dents et cagoulés ont débarqué le vendredi 1er mars et ont pris d’assaut l’immeuble semant terreur, désolation et même vol. Un expatrié résident au troisième niveau de cette bâtisse imposante réclame même que lui soient restitués son passeport et son laptop.
Par ailleurs, PDG Kamul Inter s’en est pris aux mains noires qui soutiennent un étranger au détriment d’un honnête compatriote qui a travaillé dur toute sa vie. Il a dit avoir beaucoup contribué et pris des risques pour le combat de l’UDPS, surtout à l’époque du Sphinx de Limete. Beaucoup de membres de ce parti dont le Secrétaire Général ont été logés à l’hôtel du PDG Kamul Inter situé sur la 10ème Rue Limete. Jusqu’à ce jour, il attend le paiement d’une facture de 34.000 dollars américains. Pourquoi veut-on le payer en monnaie de singe ?
Quant à l’avocat conseil de Kamul Inter, Maitre Martin Biaya Mutombo, il affirmé que son client dispose d’un arrêt définitif de la Cour d’appel lui reconnaissant le droit de propriété. Il est donc le propriétaire incontestable de « Kamul Résidence ». Il dit regretter du trafic d’influence de certains dignitaires qui tirent les ficelles pour exproprier sieur Etienne Kabamba Mulumba.
Enfin, PDG Kamul Inter a remercié le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, parce que, lentement mais surement, la justice congolaise est en train de revenir sur le droit chemin. Vivement l’Etat de droit.
Dossier à suivre…
James Mpunga Yende
À la Une
« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
