Connect with us

non classé

RD Congo : Entre l’esclavage de l’eau, de l’air et la perception du monde

Lorsqu’on plonge dans les méandres de la République Démocratique du Congo, on découvre un pays où l’esclavage revêt des formes insidieuses et inattendues. Bien plus que le contrôle des corps, c’est le pouvoir sur l’eau qui façonne les destinées. En dictant les jours fériés, les jours de travail et même en baptisant les jours de la semaine, une nation entière se plie à la volonté des dirigeants. C’est un esclavage invisible, mais omniprésent, qui régit les mouvements des individus.

Pourtant, il existe un esclavage encore plus subtil, celui de l’air. À des niveaux de magie noire, la manipulation de la perception du monde conditionne les actions du peuple congolais. En semant l’idée que la vie commence dans un big bang pour finir dans un jugement dernier, on fige les esprits, on fige les mouvements. Si tout découle de la création divine, alors pourquoi changer son destin ? C’est ainsi que les croyances façonnent les actions, dans une danse macabre orchestrée par ceux qui contrôlent les récits.

La RD Congo, riche en ressources naturelles et en diversité culturelle, est un terreau fertile pour l’éveil des consciences et la lutte contre ces formes d’esclavage insidieux. En brisant les chaînes de l’eau et de l’air, en questionnant les récits imposés, le peuple congolais peut se libérer et forger son propre destin, loin des entraves invisibles qui tentent de le maintenir dans l’immobilisme.

TEDDY MFITU 

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR