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Politique

Jean Marc Kabund : Un pilier de l’opposition enfermé, la voix qui manque à la nation congolaise

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Dans un tournant politique déstabilisant, l’emprisonnement de Jean Marc Kabund au centre pénitentiaire de rééducation de Makala laisse un vide retentissant dans le paysage politique congolais. En tant qu’ancien premier vice-président de l’assemblée nationale, Kabund incarne une voix audacieuse qui ose défier les statu quo et révéler des vérités inconfortables.

Sa prophétie sur l’écrasante victoire de l’UDPS aux élections générales du 20 décembre 2023 s’est réalisée de manière saisissante, confirmant ainsi son flair politique incontesté. Le président Félix Tshisekedi lui-même a souligné lors d’un débriefing spécial le 22-02-2024, l’importance cruciale d’une opposition vigoureuse pour l’équilibre démocratique du pays.

La libération de Kabund, un homme de terrain aguerri, s’avère donc impérative pour insuffler un nouvel élan au débat public en République Démocratique du Congo. Ses prises de position tranchantes et son engagement indéfectible sont des éléments essentiels pour dynamiser et rééquilibrer le paysage politique actuel, notamment face à une majorité présidentielle héritée des élections de Denis Kadima.

En ces temps de recomposition politique, la nation congolaise aspire à retrouver la verve et l’énergie que seul un leader tel que Jean Marc Kabund peut apporter. Sa libération ne serait pas simplement un acte de justice, mais un impératif pour une démocratie florissante et équilibrée.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Politique

RDC : Andy Bemba évoque « La formation plus rapide du gouvernement et la réduction de sa taille » comme l’une des raisons principales de la réforme constitutionnelle

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Le débat sur la révision constitutionnelle rebondit dans le paysage politique congolais. Pour Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), la question ne se limite pas à des ajustements techniques : il s’agit de repenser l’efficacité de l’État face aux urgences du pays.

« L’une des raisons pour lesquelles il nous faut revoir notre Constitution, c’est la nécessité d’une formation rapide du gouvernement et d’une réduction de sa taille », déclare-t-il. Selon lui, l’architecture actuelle ralentit la mise en place des équipes gouvernementales et alourdit le fonctionnement de l’exécutif.

Andy Bemba défend l’idée d’un « État plus léger, plus efficace et moins coûteux ». Dans sa logique, une équipe gouvernementale resserrée permettrait de réduire les dépenses de fonctionnement tout en accélérant la prise de décision. « Cela permettrait une meilleure gouvernance et des décisions plus rapides face aux défis du pays », insiste-t-il.

Le leader de Nouvelle Pensée pointe un problème récurrent : les longs délais de formation des gouvernements après les élections ou les remaniements. Ces périodes de transition, dit-il, bloquent l’action publique alors que les besoins en matière d’infrastructures, de sécurité, d’éducation et de santé restent urgents. Un exécutif plus restreint, avec des portefeuilles clairement définis, éviterait selon lui les chevauchements de compétences et les blocages politiques.

Au-delà de la taille, c’est la logique de gestion de l’État qui est visée. Andy Bemba estime qu’un gouvernement pléthorique génère des coûts inutiles qui pèsent sur le budget national sans garantir de meilleurs résultats. « Moins coûteux » ne signifie pas moins ambitieux, précise-t-il, mais plus rationnel dans l’allocation des ressources humaines et financières.

Cette position s’inscrit dans un débat plus large sur la réforme des institutions. Plusieurs acteurs politiques et de la société civile réclament depuis des années une rationalisation de l’appareil d’État pour le rendre plus réactif. Pour Andy Bemba, la Constitution doit encadrer ces changements afin d’éviter que la formation du gouvernement ne devienne un marchandage politique au détriment de l’intérêt général.

L’enjeu, conclut-il, est de donner au pays un exécutif capable d’agir vite et bien selon les besoins de la population. Dans un contexte où les défis économiques et sécuritaires s’accumulent, « La rapidité et l’efficacité ne sont plus un luxe, mais une nécessité ».

La proposition relance la question : la révision constitutionnelle doit-elle se limiter à des aspects politiques ou intégrer une réforme profonde du fonctionnement de l’État?

Blaise ABITA ETAMBE

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