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Le cas choc du Pr Yav Musolo : Un regard brutal sur le viol des étudiantes dans les universités de la RDC
Dans un récent verdict retentissant, le Professeur Yav Musolo de l’Université de Likasi a été condamné à une peine de dix ans de prison pour des actes odieux de viol envers plusieurs étudiantes, révélant ainsi une sombre réalité qui gangrène les universités de la République Démocratique du Congo.
L’affaire a pris une tournure particulièrement troublante lorsque l’étudiante Laetitia Kabasele a courageusement confronté le professeur Yav, le piégeant dans une conversation WhatsApp révélant les détails poignants d’un viol survenu pendant sa période de menstruation. Le choc s’est amplifié alors qu’il a été capturé en flagrant délit pour la deuxième fois le même jour, ayant commis un autre acte abominable en déflorant une autre étudiante, dévoilant ainsi la cruauté inouïe de ses actions.
Cet incident glaçant met en lumière un phénomène alarmant et largement répandu, éclipsé par l’ombre du pouvoir et de la hiérarchie au sein des institutions éducatives. Ces actes abjects non seulement brisent la confiance des étudiantes dans l’environnement censé les soutenir, mais soulèvent également des questions cruciales sur la protection des victimes et la responsabilité des autorités universitaires face à de tels abus.
Il est impératif que la société se rassemble pour condamner ces actes indignes et pour offrir un soutien inébranlable aux survivantes de ces violences. Se taire face à ces atrocités ne fait que perpétuer un cycle de peur et d’impunité. Il est grand temps d’affronter de front cette dure réalité et de mettre en place des mesures concrètes pour protéger les étudiantes et garantir un environnement sûr et propice à leur épanouissement académique et personnel.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
