Analyses et points de vue
Félix Tshisekedi réélu : Priorité à l’histoire et à la culture pour une renaissance nationale
Alors que la campagne électorale en République Démocratique du Congo a largement évité les sujets de l’histoire et de la culture, la réélection du président Félix Tshisekedi ouvre une opportunité sans précédent pour une transformation radicale. En mettant l’accent sur ces domaines souvent négligés, le président Tshisekedi pourrait insuffler une renaissance nationale, en incitant les citoyens à s’approprier leur identité congolaise.
Dans un pays riche en diversité culturelle et en histoire complexe, la réforme de l’instruction publique et la promotion de la connaissance approfondie de la RDC pourraient devenir les piliers de son second mandat. Encourager l’étude de l’histoire, de la sociologie, de l’habitat, des langues, de l’hydrosphère, de la lithosphère, de l’atmosphère, de la flore et de la faune congolaises deviendrait essentiel pour consolider l’identité nationale.
En effet, la négligence de ces sujets a conduit à une perte de connexion entre les citoyens et leur propre pays. Personne ne peut prétendre être propriétaire d’une chose dont il ignore presque tout. Cette ignorance, à la limite de l’absurde, se révèle non seulement suspecte et incompréhensible, mais également dangereuse, irresponsable, voire criminelle.
En priorisant ces domaines, le président Tshisekedi pourrait non seulement renforcer le sentiment d’appartenance nationale, mais aussi préserver l’incroyable richesse culturelle et naturelle de la RDC. En encourageant la connaissance approfondie de leur pays, les citoyens pourraient s’engager plus activement dans sa préservation et son développement, offrant ainsi un avenir prometteur à la nation congolaise.
La quête de la connaissance de chaque pierre, chaque colline, chaque savane, chaque montagne, chaque plage, chaque rivière, chaque différence mais aussi chaque lien entre les différentes familles est inhérente à l’idée même de culture. Elle est la force motrice du développement et un atout indispensable pour atténuer la pauvreté et parvenir au développement durable de l’ensemble du pays.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Actualité
Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture
L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.
Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.
Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.
La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.
Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
