Société
Kasaï Central : Un mauvais dragueur ampute la main d’une femme pour avoir rejeté ses avances
Le drame s’est produit ce mercredi 31 janvier 2024 à Mikalayi, secteur de Musuasua, dans le territoire de Kazumba (Kasaï central).
Il s’agit d’un homme en quête d’une relation amoureuse qui a agressé physiquement une femme jusqu’à lui amputer la main après avoir reçu une fin de non recevoir à sa demande.
Après avoir commis son forfait, l’homme est pour le moment introuvable.
Chose qui énerve les structures qui militent pour les droits de la femme dans la province du Kasaï central.
Il sied de noter que ces deux personnes sont habitants d’un même village, près de la mission catholique de Mikalayi.
Félix Mulumba Kalemba/Congoprofond.net
Provinces
Gemena : impatiente face au blocage du chantier de modernisation, la jeunesse hausse le ton contre IMMO-SERKAS
À Gemena, l’attente commence à peser lourd. Alors que les travaux de réhabilitation et de modernisation de la ville devaient redessiner le visage urbain, le ralentissement du chantier suscite une vague de mécontentement, particulièrement chez les jeunes.
Depuis plusieurs jours, des messages et vidéos circulent sur les réseaux sociaux pour dénoncer le retard et la qualité perçue des travaux. « Certains individus récidivistes et instrumentalisés diffusent des messages et vidéos de désinformation et désorientation à des fins inavouées », dénonce un communiqué récent de l’entreprise adressé à la population. Mais pour une partie de la jeunesse, ces accusations ne suffisent pas à masquer une frustration bien réelle.
« Depuis l’existence de cette ville, il n’y a jamais eu un seul mètre de route asphaltée », rappelle Me Rufis Enyela, coordinateur du mouvement citoyen lutte pour le changement (LUCHA) dans le Sud-Ubangi. C’est précisément cette promesse historique qui alimente l’impatience. Les jeunes de Gemena, qui espéraient voir enfin des routes praticables, des caniveaux fonctionnels et un éclairage public digne de ce nom, voient le chantier piétiner.
Selon la société IMMO-SERKAS SARL en charge de l’exécution, la responsabilité ne revient pas à l’entreprise. « Les travaux d’assainissement, de pose des bordures et le début des travaux de la chaussée sont exécutés selon les règles de l’art », affirme-t-elle. Le blocage viendrait d’ailleurs : « Cela fait près d’une année que plus de 4 factures de l’entreprise déjà introduites et ayant reçues l’avis de non-objection du Ministre des Finances, ne sont toujours pas payées par le BCECO ».

Conséquence directe : le matériel est à l’arrêt. « Plusieurs camions bennes, 33 conteneurs chargés de bitumes, les engins complets destinés à l’asphaltage proprement dit de nos routes, sont déjà importés » et restent bloqués dans les entrepôts de l’ONATRA en attente de déblocage des fonds. Pour les jeunes mobilisés, cette situation est difficile à accepter alors que les routes comme Gemena-Akula et Gemena-Songo restent « totalement impraticables ».
La colère s’exprime de plus en plus ouvertement. Certains y voient un manque de considération pour la province et une incapacité des acteurs politiques à défendre les projets locaux. « Les mêmes individus sont muets sur ces réalités beaucoup plus graves », souligne le communiqué, qui appelle à la vigilance.
Face à cette tension, l’appel à l’apaisement se fait insistant. « Restons concentrés, ne cédons pas aux informations non vérifiées et sans fondement. Notre rôle est d’assurer un atterrissage en douceur pour que Gemena bénéficie enfin de routes durables », peut-on lire.
Le message se termine sur une note d’espoir : « Gemena mérite mieux. Cela passe par la patience, la vérité et l’unité de tous ». Reste à savoir si cette patience suffira à calmer une jeunesse qui attend des actes concrets, et non plus des promesses.
Blaise ABITA ETAMBE
