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Violences à Kimpese : Les jeunes ne jurent que sur le départ de l’administrateur du territoire et du Comité de sécurité !

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Après un calme précaire observé l’après-midi du lundi,m 29 janvier 2024, dans l’ex cité de Kimpese, les manifestants ne décolèrent pas.

Malgré la réunion tenue par le commandant de la Garde Républicaine de Mbanza-Ngungu, le même lundi, après les échauffourées qui ont causé la mort de 4 personnes dont un policier, les habitants de la cité cimentière ne jurent que sur le départ de tous les membres du Comité de sécurité de Songololo.

« Après nous avoir tué, nous décidons de faire partir tous les membres du comité de sécurité de Songololo, y compris l’Administrateur de territoire. Ils sont tous incapables de nous sécuriser. Les hommes à mains armées s’introduisent dans nos maisons sans intervention de ces soi-disant agents de sécurité. Les ‘’Kuluna’’ sèment désolation, ils sont où, nous sommes fatigués », relate un habitant à CONGOPROFOND.NET

Et, de rappeler : « Au temps du gouverneur Atou, nous avions connu les mêmes aventures. Il avait promis de faire partir ceux qui ont vécu plus de dix ans à Kimpese, peine perdue. C’était un simulacre de changement d’agents de l’ordre. Les vrais coupables sont restés jusqu’à ce jour. Cette fois-ci, nous sommes déterminés. Ils peuvent continuer à nous tuer, nous ne lâcherons pas. Nous devons prendre nos responsabilités en main ».

Le bar ‘’Miracle’’ situé au centre-ville de Kimpese a servi de cadre pour la réunion dirigée par le commandant de la Garde républicaine de Mbanza-Ngungu. Objectif : discuter avec les notables de Kimpese afin de trouver une issue sur les revendications brandies par les manifestants.

La réunion s’est transformée en tribune d’expression populaire, au cours de laquelle les habitants de Kimpese ont exposé le motif de cette tension par biais d’un mémo. Dans ce document, la revendication est le départ sans délai de tous les membres du comité de sécurité de Songololo.

« Pour ce deuxième jour, la situation est toujours tendue, les armes continuent à crépiter, la peur est au ventre de la population, les activités commerciales au ralenti, les écoles ne fonctionnent pas, c’est le chao », décrypte un journaliste d’une radio locale.

Le communiqué du ministre provincial de l’Intérieur du Kongo Central, datant du 29 janvier 2024, fait état d’un bilan provisoire de trois morts et 11 blessés dont 3 graves.

Pour Papy MAMBO LUAMBA, ministre de l’Intérieur, les services de sécurité sont à pied d’œuvre pour le maintien de l’ordre public et qu’une commission d’enquête va descendre sur terrain dans les heures qui viennent pour non seulement identifier, poursuivre, arrêter et juger les auteurs de ces troubles à l’ordre public conformément à la loi, mais aussi élucider les circonstances ayant causé les blessures par balles.

Une réunion tripartite doit être convoquée d’urgence (Gouvernement provincial, société civile et les agents de l’ordre) en vue de trouver une solution définitive et, non palliative comme ce fut le cas de celle convoquée à son temps par le gouverneur Atou, qui avait accouchée d’une souris.

Répondre aux revendications majeurs de la population serait une solution durable au problème d’insécurité dont sont victime ceux qui ont choisi l’ex cité de Kimpese leur lieu de résidence, qu’hier ‘’oasis de paix’’, aujourd’hui transformée en abattoir, triste réalité.
Qu’on se le dise !

MFUMU DIASILUA K/CONGOPROFOND.NET

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Beni sous le choc : 7 membres de la communauté pygmée, dont la star Nzanzu Mangese, tués dans une attaque attribuée aux ADF

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La ville de Beni, au Nord-Kivu, a de nouveau été frappée par une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Au moins 7 civils issus de la communauté autochtone pygmée ont perdu la vie dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai 2026, au quartier Ngadi, dans la commune de Ruwenzori.

Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants, les assaillants se sont introduits dans le quartier avant de s’en prendre à un campement occupé par des membres de cette communauté. « Les assaillants ont d’abord ciblé un campement des pygmées où ils ont exécuté plusieurs personnes à l’arme blanche avant de poursuivre leur assaut dans d’autres parties de Ngadi », a confié un jeune résident du quartier.

Après cette première attaque, les hommes armés auraient étendu leur incursion à d’autres zones de Ngadi. Outre les six victimes dont les corps ont été retrouvés et identifiés par la population locale, plusieurs civils auraient été enlevés et conduits vers une destination inconnue, faisant craindre un bilan plus lourd dans les prochaines heures.

La population pleure également la disparition de Nzanzu Mangese, considéré comme l’une des figures les plus populaires de la région. Son décès a suscité une vive émotion parmi les habitants, qui dénoncent une nouvelle fois la persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire de Beni.

Cette attaque remet en lumière les défis sécuritaires auxquels restent confrontées les populations civiles, en particulier les communautés autochtones, malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans la région.

Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET

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