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Kimpese : 3 morts par balles, ce lundi, parmi les manifestants contre l’insécurité !
La population de l’ancienne cité de Kimpese a passé un avant-midi troublant à cause des morts enregistrés parmi les manifestants, ce lundi 29 janvier 2024.

« Trop c’est trop. Nous avons décidé d’organiser une ville morte pour protester contre l’insécurité qui sévit depuis des mois dans la cité de Kimpese. Des hôpitaux ont été dévalisés, des cambistes tués, de l’argent et autres objets importants emportés par des hommes armés non identifiés jusqu’à ce jour. Les amoureux de blouse blanche ont préconisé marcher et faire l’arrêt contre la violation de leurs endroits de travail par des bandits armés. », renseigne à CONGOPROFOND.NET, un activiste de droits de l’homme qui a requis l’anonymat.
Fatigués de vivre dans l’insécurité causée par les ‘’Kuluna’’ et par des incursions des hommes armés dans des maisons d’habitations et formations médicales, les habitants de Kimpese, ont pris l’option de marcher contre ce fléau dans le but de faire entendre leur voix aux autorités tant provinciales que territoriales et, qu’une solution soit vite trouvée.

La marche et la ville morte ayant été suspendues par les autorités faute d’une lettre d’autorisation, une mesure jugée non équilibrée par la population, qui croit trouver une taupe au sein de la police. Ces agents double jouent, selon plusieurs analystes, le jeu de l’instigateur de l’insécurité dont la population est victime.
Frustrés par l’annulation de la marche et la ville morte, les Kimpesois ont pris d’assaut les grandes artères scandant chansons et cris de détresse. Ils ont barricadé la nationale n°1 par des pneus brulés, des postes de la polices saccagés, véhicules incendiés, …une manifestation qui a dégénéré et s’est soldée par l’affrontement entre policiers et jeunes manifestants. Bilan, trois morts et plusieurs blessés enregistrés parmi la population.

« Il n’y a aucune raison qui milite à la tuerie des civils qui manifestent contre l’insécurité dont ils sont victimes. Tirs de sommation, oui, mais tirer à bout-portant une personne sans défense, est un crime. Nous attendons connaitre le sort de celui ou ceux qui ont donné l’ordre de tirer sur la population », regrette un notable de Songololo.
Et, d’ajouter : « Des tirs nourris ont été entendus depuis la nuit du dimanche 28 au lundi 29 janvier dans plusieurs coins de la cité de Kimpese. La raison n’est pas connue », lâche un membre de la société civile.
Le calme est revenu malgré la psychose qui règne dans les esprits des habitants de Kimpese. En attendant l’intervention du gouverneur pour trouver la solution au problème d’insécurité qui a trop duré, un message de paix et de confiance des services de sécurité doit être passé par l’autorité administrative.
MFUMU DIASILUA K./CONGOPROFOND.NET
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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
