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Révision constitutionnelle en RDC : Entre l’aspiration au changement et les risques pour la démocratie

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Depuis la réélection de Félix Tshisekedi et l’avènement de l’Union Sacrée pour la Nation, une révision constitutionnelle en République Démocratique du Congo est devenue l’objet de vifs débats dans les salons huppés de la ville. L’aspiration à une IVème république pour amorcer un nouveau chapitre démocratique suscite à la fois espoirs et appréhensions.

L’idée même de revisiter la constitution actuelle n’est pas à rejeter d’emblée. En effet, la nature perfectible de cette dernière, notamment en ce qui concerne des articles tels que le 217, soulève des préoccupations légitimes quant à la sauvegarde de la souveraineté nationale. La volonté d’augmenter la participation démocratique est un objectif louable et nécessaire pour l’évolution politique du pays.

Cependant, la spécificité de cette démarche dans l’histoire politique de la RDC ne peut être ignorée. Il est primordial de considérer avec attention le fait que ceux investis du devoir de bâtir des institutions fortes et de diriger la nation en accord avec la Constitution, semblent parfois orienter leurs actions vers une longévité au pouvoir, au détriment des principes démocratiques.

La nécessité de respecter l’État de droit, sans verser dans des manœuvres contraires à celui-ci, devrait être au cœur des préoccupations des véritables démocrates. Il est essentiel de susciter une réflexion nationale approfondie, non pas pour établir des parallèles historiques, mais pour favoriser une prise de conscience collective sur les enjeux de cette révision constitutionnelle.

L’avenir démocratique de la RDC dépendra en grande partie de la manière dont cette révision sera menée, de la transparence qui l’entourera et de la capacité des acteurs politiques à mettre en avant l’intérêt supérieur du pays plutôt que des intérêts personnels ou partisans. Il est aujourd’hui de notoriété publique que tout flatteur est d’abord un ennemi secret puis un proche parent du traître.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”

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Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.

À travers une communication accordée à congoprofond.net⁠ à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain

Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.

Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.

Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».

La diplomatie des langues africaines

Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.

Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.

Entre spiritualité et diplomatie

À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.

Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.

Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.

Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET 

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