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Politique

Kasaï Central : Plus de 60 chefs coutumiers réclament à Tshisekedi la primature et 6 autres ministères au prochain gouvernement central

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Dans une déclaration solennelle adressée au Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, à l’occasion de sa réélection pour un deuxième mandat, les autorités traditionnelles du Kasaï Central, membres de l’Association Nationale des Autorités traditionnelles du Congo (ANATC), ont sollicité 7 ministères pour la province du Kasaï Central parmi lesquels la Primature.

« Le Kasaï Central a subi une discrimination hors paire de différents régimes politiques de 1965 à 2018 et a été rabaissé, puis oublié au partage équitable des postes de responsabilités politiques sous prétexte d’être un bastion de l’opposition sous le leadership du Dr Étienne Tshisekedi wa Mulumba, d’heureuse mémoire. Aujourd’hui acquise à la mouvance présidentielle avec une confiance renouvelée en votre personne à la hauteur de 99% des voix exprimées… », peut-on lire dans cette déclaration dont une copie est parvenue à CONGOPROFOND.NET.

A cet effet, les autorités traditionnelles du Kasaï Central veulent voir la Primature revenir à l’un des fils ou filles de cette Province.

 » Nous réclamons des postes politique et ministériel pour les filles et les fils du Kasaï Central pour l’achèvement de vos projets lancés, notamment, la Primature,la présidence de l’Assemblée nationale,le ministère des ITPR , de l’Agriculture, du Budget et des Finances », martèlent les chefs coutumiers du Kasaï Central.

Ces gardiens de pouvoir ancestral rappellent également au chef de l’État sa promesse de revalorisation de l’autorité traditionnelle, socle de la stabilité de la consolidation de la paix et du développement de la RDC.

Il convient de noter qu’environ 60 chefs coutumiers ont signé cette déclaration.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Politique

Haut-Uele : la ville morte annoncée par la C64 tourne au flop, les activités maintenues partout

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La coalition C64 avait appelé la population du Haut-Uele à observer une journée « ville morte » ce mercredi 3 juin 2026. Cette mobilisation intervenait dans un contexte marqué par plusieurs préoccupations sociales et sécuritaires. Toutefois, à la veille de l’action, le gouvernement provincial a réaffirmé l’interdiction des journées « ville morte » sur toute l’étendue de la province.

Dans une correspondance adressée aux organisateurs, le ministre provincial de l’Intérieur, Alexis Ambambela Sondoko, a rappelé que cette mesure demeure en vigueur en raison du contexte sécuritaire marqué par les attaques des présumés ADF/NALU et de la menace de l’épidémie d’Ebola. Les autorités ont ainsi appelé la population à privilégier la cohésion et l’unité face aux défis auxquels la province est confrontée.

Face à cette confrontation entre l’appel de la C64 et la décision du gouvernement provincial, la véritable question était de savoir si la population allait ou non adhérer au mouvement.

Les observations recueillies par notre média dans la ville d’Isiro ainsi que dans les six territoires du Haut-Uele — Watsa, Faradje, Dungu, Niangara, Rungu et Wamba — indiquent que les activités se sont déroulées normalement tout au long de la journée. Les écoles ont ouvert leurs portes, les universités ont poursuivi les enseignements, les marchés ont fonctionné, les commerces sont restés ouverts et la circulation est demeurée habituelle sur les principaux axes.

Au regard de ces constats, l’appel à la journée « ville morte » n’a pas produit l’effet attendu dans la province. Loin d’une paralysie générale des activités, le Haut-Uele a vécu une journée globalement normale, tant dans son chef-lieu Isiro que dans les six territoires qui composent la province.

Junior kasamba/Congoprofond.net

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