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Formation du Gouvernement : Jean-Marie Mangobe Bomungo, pressenti Ministre de l’EPST

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La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a rendu publics les résultats de l’élection législative nationale, le dimanche 14 janvier 2024, organisée dans le cadre des élections générales du mercredi 20 décembre 2023, en République Démocratique du Congo. Hormis les zones en proie des conflits pour lesquelles les résultats ne sont pas disponibles, au total 477 députés nationaux proclamés élus, sur les 500 que doit compter l’Assemblée Nationale. Dans le lot, Jean-Marie Mangobe Bomungo, élu pour le compte de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) du Président Felix-Antoine Tshisekedi, dans la circonscription électorale de Bomongo, province de l’Equateur. Plusieurs opérateurs pédagogiques et politiques, spécialistes de la question de l’éducation, soutiennent qu’il présente le profil requis pour piloter le Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, et de surcroit, le programme de la gratuité de l’enseignement, au niveau de l’éducation de base. La rédaction de CONGOPROFOND.NET se fait donc le devoir de le présenter au public congolais.

Ancien Directeur National du Service de Contrôle et de la Paie des enseignants (SECOPE) et ancien Secrétaire Général aux Ministères de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, ainsi que de la Formation Professionnelle, Jean-Marie Mangobe Bomungo, est pressenti Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, lors de la formation du tout premier Gouvernement du second mandat de Felix-Antoine Tshisekedi, vu son parcours et son expertise dans ce sous-secteur.

En effet, ce point de vue a été exprimé à notre rédaction dans les heures qui ont suivi la publication des résultats, par plusieurs opérateurs pédagogiques et politiques congolais, qui suivent de près la situation de l’enseignement au pays. Ces derniers pensent que de tous les élus du parti présidentiel, Jean-Marie Mangobe reste le technicien le plus attitré, vu son parcours élogieux et prestigieux au sein du Ministère de l’EPST, pour aider le Chef de l’Etat à poursuivre son programme de la gratuité de l’enseignement.

D’une manière générale, Jean-Marie Mangobe est compté par ces spécialistes parmi les ouvriers de la première heure dans la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement, initiée par le Président de la République, Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dès son arrivée au pouvoir et ce, au cours de l’année scolaire 2019-2020, sur toute l’étendue nationale.

En tant que Secrétaire Général, il était le premier à relayer toutes les options levées par le Gouvernement de la République en rapport avec ce programme, notamment les mesures d’accompagnement et à piloter toutes les opérations d’identification de nouvelles unités et de nouvelles écoles. Il s’est battu bec et ongles pour imposer toutes ces mesures et des témoignages sur son activisme et son dynamisme sont parvenus à notre rédaction.

De son côté, Manuana Nseka André, préfet des Etudes et Chef d’établissement dans la commune de Kimbanseke, estime que Jean-Marie Mangobe maitrise bien la genèse du programme de la gratuité de l’enseignement et souhaite que le Ministère de l’EPST lui soit confié pour parachever le travail qu’il a commencé, mais torpillé par la suite.
« Lorsque le Président Tshisekedi, se conformant à la Constitution de la République, avait lancé la gratuité de l’enseignement, Jean-Marie Mangobe était Secrétaire Général à l’EPST et à ce titre, c’est lui qui a communiqué les premières mesures d’accompagnent de ce projet. Ensuite, il a piloté l’opération d’identification de N.U, après la levée du moratoire par le Ministre Willy Bakonga, qui a abouti au fichier de 144.944 agents éligibles pour être intégrés dans la paie », a-t-il indiqué.

Et d’ajouter : « Malheureusement, plusieurs enseignants N.U du secondaire déclarés éligibles à la paie et à qui les numéros matricule avaient été attribués en janvier 2022, restent non payés jusqu’à ce jour et nous pensons qu’il serait mieux qu’il soit aux affaires pour réexaminer leur cas, étant donné que ces congolais ont rendu et rendent de loyaux services à la nation, mais ont été oubliés ».

A ce propos, bon nombre d’enseignants N.P du secondaire nous ont brandi la lettre du Secrétaire Général Mangobe, référencée N°MINEPST/SG/AA/80/2049/2019, du 05 novembre 2019, relative à leur prise en charge et adressée aux Directeurs provinciaux de l’EPST, à travers laquelle il leur demande d’instruire les chefs d’établissements de prendre des dispositions au profit des N.P et N.U, en attendant leur prise en charge effective.

« En vue de garantir la paix sociale dans les milieux scolaires et d’éviter la perturbation du calendrier scolaire 2019-2020, je vous demande d’instruire les chefs d’établissements publics d’enseignement maternel et secondaire, de prendre des dispositions pour soutenir, par des avances, les enseignants NP et NU de leurs établissements respectifs à partir des frais de fonctionnement fixés par Arrêté des Gouverneurs des Provinces, en attendant l’effectivité de leur prise en charge par le Trésor public », avait-il écrit.

Signalons que ces enseignants demeurent non payés et avec la gratuité de l’enseignement dans les classes de 7ème et 8ème années, promise par le Chef l’Etat lors de la campagne électorale pour son second mandat, et évoquée à l’époque par Jean-Marie Mangobe, à travers sa correspondance N°MINEPST/SG/80 DBM/JPB du 11 octobre 2019 sur les mesures d’accompagnement, la question des NP et NU va surement surgir.

L’opinion pense donc que ce dernier doit revenir finaliser son travail.

Cependant, précisons que la nomination des membres du Gouvernement relève en dernier ressort du pouvoir discrétionnaire du Chef de l’Etat.

Les enjeux géopolitiques, les critères moraux, physiques et intellectuels prévalent également dans leurs désignations.

Par contre, notons que le pressentiment que peuvent avoir des gens sur la nomination des Ministres, ne doit pas forcement être considéré comme réalité, car pour le moment, la question de la formation du Gouvernement est encore prématurée.

Qu’à cela ne tienne, disons que politiquement parlant, le Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, qui porte le programme phare des mandats du Président Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à savoir : la gratuité de l’enseignement, ne peut probablement être confié qu’à un membre de sa famille politique, à l’instar de Tony Muaba Kazadi, qui l’a piloté pendant le premier mandat.

Bref, pour ce second mandat, parmi les élus au sein de cette famille politique, Jean-Marie Mangobe Bomungo, qui figure sur la liste de meilleurs élus de la RDC, est indiscutablement celui qui présente un profil du plus grand technicien et du plus grand expert, pour diriger le Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, et par ricochet, pour piloter de main de maitre, le programme de la gratuité qui s’étend au secondaire général.

Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET

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Kwango–Angola : Un plaidoyer pressant pour la réouverture des frontières afin de sauver l’économie locale

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Dans une correspondance adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, l’organisation BOMOKO UNITY, par la voix de son président national et notable du Kwango, Iris Basuabu Ilembo, plaide pour la réouverture des frontières entre la République démocratique du Congo et l’Angola sur l’axe de la province du Kwango.

Datée du 19 mai 2026, cette lettre met en lumière les conséquences socioéconomiques de la fermeture prolongée des postes frontaliers pour les populations vivant dans les territoires de Kahemba, Kasongo-Lunda et Popokabaka. Le document a également été transmis pour information au Président de la République, à la Première ministre, à la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, au Directeur général de la DGM ainsi qu’aux autorités provinciales du Kwango. 

Une fermeture aux lourdes conséquences économiques

Dans son plaidoyer, BOMOKO UNITY rappelle que les échanges avec les provinces angolaises voisines constituent depuis longtemps un pilier essentiel de la survie économique des populations frontalières.

Selon la lettre, la fermeture des frontières perturbe gravement les activités commerciales, les mouvements des populations et l’approvisionnement en produits de première nécessité. Cette situation accentuerait la pauvreté, le chômage ainsi que la précarité dans une province pourtant dotée d’importantes potentialités économiques et humaines.

L’organisation estime que la reprise contrôlée des échanges transfrontaliers permettrait non seulement de relancer le commerce local, mais aussi d’améliorer les recettes publiques grâce à l’encadrement formel des activités économiques.

La réouverture des frontières comme levier d’intégration régionale

Le document insiste également sur les liens historiques, culturels et familiaux qui unissent les populations du Kwango à plusieurs provinces angolaises, notamment Uíge, Malanje et Lunda-Norte.

Pour les auteurs de la correspondance, la réouverture des frontières représenterait un véritable facteur d’intégration régionale et de stabilité sociale dans cette partie de la RDC. Ils soulignent qu’une telle mesure contribuerait à réduire les circuits clandestins, à fluidifier les déplacements des populations et à renforcer la coopération économique et sécuritaire entre Kinshasa et Luanda.

BOMOKO UNITY sollicite une mission d’évaluation et un dialogue avec le gouvernement

Au-delà du plaidoyer, BOMOKO UNITY formule plusieurs recommandations aux autorités nationales. L’organisation demande notamment l’examen diligent de la question relative à la réouverture des postes frontaliers, l’organisation d’une mission d’évaluation sécuritaire et administrative ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation impliquant les autorités provinciales et les services spécialisés compétents.

Les signataires sollicitent également une audience auprès du Vice-Premier ministre afin d’échanger directement sur les préoccupations des populations frontalières et d’explorer les pistes d’une réouverture progressive et sécurisée des frontières.

Convaincue que le développement des provinces frontalières passe par une meilleure intégration économique sous-régionale, BOMOKO UNITY espère une réponse favorable des autorités congolaises à cette requête jugée vitale pour l’avenir du Kwango.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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