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Diplomatie

19e sommet du Mouvement des Non-alignés (NAM) : les États membres à Kampala pour débattre des défis mondiaux

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Le Mouvement des Non-alignés (NAM) s’apprête à tenir son 19e sommet à Kampala, en Ouganda, en janvier 2024, marquant un moment significatif dans l’histoire de cette alliance multilatérale. L’Ouganda, pays hôte de cet événement de premier plan, assurera la présidence tournante du NAM, symbolisant son engagement en faveur de la neutralité et de l’indépendance dans les affaires internationales pour la période de 2024 à 2027.

Le thème central du 19e sommet, « Approfondir la coopération pour une richesse mondiale partagée », résonne dans un monde où les inégalités persistent et où la répartition des ressources reste un défi majeur. Cette vision de collaboration vise à créer des opportunités équitables pour tous les peuples, favorisant ainsi une prospérité partagée.

L’Ouganda assume la présidence du NAM pour la première fois depuis son adhésion au mouvement en 1979. Ce choix souligne la reconnaissance de l’Ouganda en tant que joueur clé dans les efforts visant à promouvoir la paix, la sécurité et le développement durable sur la scène internationale. Le président ougandais, Yoweri Museveni, a exprimé son engagement envers les principes fondateurs du NAM, soulignant la nécessité d’une coopération mondiale équitable, d’une lutte collective contre la pauvreté et les inégalités, ainsi que du respect du droit international.

Les débats du sommet rassembleront non seulement les chefs d’État et de gouvernement, mais aussi des ministres et des hauts fonctionnaires gouvernementaux. En outre, des leaders de l’industrie et de l’innovation, des institutions de développement, ainsi que des investisseurs et des financiers se réuniront pour discuter des moyens de promouvoir une coopération économique équilibrée.

Ce sommet abordera plusieurs questions cruciales, dont la résolution pacifique des conflits, la promotion des droits de l’homme, et la coopération économique entre les membres du NAM. La situation géopolitique mondiale, marquée par des défis tels que le changement climatique et les conflits régionaux, sera également au centre des discussions.

Alors que le NAM entre dans sa sixième décennie d’existence, le 19e sommet en Ouganda offre une occasion unique de réaffirmer les principes de neutralité et de coopération. Les membres du NAM chercheront probablement à renforcer leur voix collective sur la scène mondiale, promouvant une approche équilibrée et inclusive pour résoudre les problèmes mondiaux. Le succès du 19e sommet dépendra de la capacité des nations membres à transcender leurs différences et à travailler ensemble pour relever les défis mondiaux actuels.

Claudine N. I.

Actualité

Génocide des Tatars de Crimée : L’Ukraine appelle le monde à ne jamais oublier

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À l’occasion de la Journée de mémoire des victimes du génocide du peuple tatar de Crimée, l’ambassadeur de l’Ukraine en RD Congo a rappelé les souffrances endurées par des centaines de milliers de Tatars déportés par le régime stalinien en mai 1944. Dans un message empreint de mémoire et de vigilance, Vasyl Hamianin souligne que cette tragédie demeure un symbole des crimes du totalitarisme et un avertissement contre l’indifférence face aux violations des droits humains.

Le monde civilisé commémore aujourd’hui la Journée de mémoire des victimes du génocide du peuple tatar de Crimée. C’est le 18 mai 1944, sur ordre de Joseph Staline, qu’a débuté la déportation massive des Tatars de Crimée hors de leur péninsule natale.

En l’espace de deux jours, plus de 165.000 personnes avaient déjà été arrachées à leurs foyers. Au total, 47.885 familles, soit 193.865 personnes ( dont plus de 92.000 enfants de moins de 16 ans ) furent envoyées de force vers des régions reculées d’Asie centrale. Les familles ne disposaient que de quelques minutes pour se préparer avant d’être entassées dans des wagons de marchandises inadaptés au transport humain, sans nourriture suffisante, sans eau ni assistance médicale.

Pour beaucoup, ce voyage fut fatal. Des milliers de Tatars de Crimée périrent durant le transfert forcé, tandis que d’autres moururent dans les premières années d’exil, victimes de la faim, des maladies et de conditions de vie inhumaines.

Selon le message de l’ambassadeur, cette déportation constituait une opération punitive planifiée visant à détruire un peuple en tant que communauté autochtone, en le privant de sa terre, de sa culture, de sa langue et de son identité.

 

Pendant des décennies, les Tatars de Crimée ont vécu sous surveillance du régime soviétique, sans droit de retour sur leur terre d’origine, tandis que leur tragédie restait réduite au silence.

Malgré l’exil et les répressions, le peuple tatar de Crimée n’a jamais cessé de lutter pour son retour et pour la préservation de son identité. Le retour massif vers la Crimée n’a véritablement commencé qu’à la fin des années 1980, avant que l’Ukraine indépendante ne permette enfin une reconnaissance publique de cette tragédie historique.

Pour l’ambassadeur ukrainien, cette commémoration dépasse le simple devoir de mémoire. Elle représente un avertissement universel contre les crimes du totalitarisme et rappelle que l’indifférence face aux souffrances humaines peut conduire aux pires tragédies.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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