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Élections 2023/Djugu : Un centre de vote attaqué par des hommes armés, des PV et fiches des résultats emportés !
Des hommes armés, non autrement identifiés, ont signé leur incursion dans le Centre de vote de l’école primaire Tsupule, dans le secteur des Walendu Pitsi, dans le territoire de Djugu, en Ituri.
Cet incident est survenu deux jours après les élections, précise le coordonnateur de la Coalition associative résolue pour la défense et promotion des droits humains qui condamne ce fait avant d’énumérer certains kits électoraux pillés par ces inévitables.
“ Le centre de l’EP Tsupule deux jours seulement après les élections a été visité dans la nuit de ce jeudi au vendredi 22 décembre 2023 par les inciviques. Ils ont récupéré certains procès verbaux du dépouillement, certaines fiches des résultats du bureau de vote et quelques kits de l’Ep Tsupule ”, a-t-il expliqué à nos confrères de buniaactualite.cd.
Cette structure de défense qui monte au créneau contre cet acte odieux recommande à toute personne qu’elle qualifie d' »éveillée » d’investiguer pourvu que ces fiches volées soient retrouvées le plus tôt que possible.
Cette coalition qualifie ce plan de « politique» orchestré par des candidats mal intentionnés qui cherchaient à s’attaquer aux résultats issus des urnes dans ce centre de vote.
“ La Coardho recommande à toute personne éveillée de surveiller pour que ces fiches destinées aux bureaux de la CENI soient retournées. C’est incroyable qu’on puisse s’attaquer au processus électoral même si on n’a pas eu assez de voix dans le bureau de vote en territoire de Djugu : c’est une affaire politique ”, a déploré Ngabu Ngandru Benjamin, coordonnateur de cette structure en territoire de Djugu.
Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
