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Présidentielle 2023 : Une campagne électorale sans espoir, symptôme d’un système dysfonctionnel en RDC

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La République Démocratique du Congo (RDC) traverse une période électorale marquée par l’absence criante de sujets pertinents, d’analyses approfondies et de débats d’idées.

La médiocrité de la couverture médiatique, le manque de vision des candidats et l’apathie de la population semblent refléter une situation désespérément ancrée dans la normalité congolaise de 2023.

La campagne électorale en cours en RD Congo a dévoilé un tableau accablant de la réalité politique et sociale du pays. L’absence de sujets cruciaux tels que le développement économique, l’éducation, la santé ou la sécurité nationale est révélatrice d’un système politique qui se nourrit de l’apathie et de l’ignorance de la population.

La qualité de la presse qui couvre la campagne électorale est également préoccupante. Les médias, censés jouer un rôle crucial dans l’information et l’éducation des citoyens, semblent être pris au piège d’une impasse journalistique. Les analyses superficielles et les commentaires dénués de substance ne font que renforcer le statu quo et empêchent toute discussion sérieuse sur les enjeux cruciaux auxquels le pays est confronté.

Pire encore, les candidats à la présidence n’ont pas réussi à proposer des idées novatrices ou à susciter un véritable espoir chez les électeurs. Le vide sidéral sur le terrain des idées est un témoignage de l’incapacité des candidats à sortir des sentiers battus et à aborder les problèmes profonds auxquels la RDC est confrontée depuis des décennies.

L’insouciance de la population, qui se contente souvent de promesses creuses et de maigres cadeaux électoraux, est un reflet d’une société qui a été habituée à la corruption et à l’inaction de ses dirigeants. L’offre de quelques billets de 2000FC suffit à attirer les foules, ignorant ainsi les conséquences désastreuses de leur choix sur l’avenir du pays.

La situation actuelle de la RD Congo, telle qu’observée lors de la campagne électorale de 2023, est alarmante. Le manque de sujets pertinents, la banalité des analyses et des commentaires, le niveau inquiétant de la qualité de presse et le vide sidéral sur le terrain des idées de tous les candidats présidentiels sont autant de symptômes d’un système politique et social dysfonctionnel.

Cependant, il est essentiel de se rappeler que la responsabilité ne repose pas uniquement sur la population. Les dirigeants, les médias et les acteurs politiques ont tous un rôle à jouer pour sortir de cette impasse et offrir un avenir meilleur à la RD Congo. Il est temps de rompre avec la normalité acceptée et d’exiger un changement réel et durable pour le bien-être de tous les Congolais.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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