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Actualité

L’Hôpital Médecins de Nuit à Kinshasa : Un modèle inspirant pour la couverture santé universelle

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L’Hôpital Médecins de Nuit à Kinshasa incarne une réussite remarquable de l’intelligence locale dans la résolution d’un problème structurel de prise en charge des malades dans la capitale. Ce modèle, qui a été couronné de succès, mérite d’être dupliqué dans l’ensemble du pays afin de soutenir le projet de couverture santé universelle.

L’approche de l’Hôpital Médecins de Nuit repose sur une idée simple mais efficace : aller vers les malades pour des cas les plus urgents et prodiguer les premiers soins en urgence pour sauver plus de vies. La philosophie étant de s’inspirer de ce qui fonctionne c’est-à-dire inverser la complication de la prise en charge urgente plutôt que de réinventer la roue. Dans une nation confrontée à de nombreux défis, il est essentiel de capitaliser sur les solutions éprouvées afin de gagner du temps et d’améliorer rapidement les services de santé.

La clé de cette réussite réside dans la clairvoyance, qui se traduit par la capacité à adapter une innovation médicale avérée à Kinshasa à l’ensemble des réalités profondes des 145 territoires du pays. En dupliquant ce modèle, les autorités de santé pourront étendre l’accès à des soins de qualité à toutes les régions, même les plus éloignées.

L’Hôpital Médecins de Nuit représente un symbole de progrès, démontrant qu’il est possible de résoudre des équations architectoniques en mettant en avant l’ingéniosité locale, la perspicacité et l’innovation. En tirant parti de cette réussite, le pays peut renforcer son système de santé et offrir une couverture médicale plus équitable à l’ensemble de sa population.

La mise en place de la couverture santé universelle est un objectif ambitieux, mais en suivant l’exemple de l’Hôpital Médecins de Nuit, il devient plus réalisable. En adaptant et en reproduisant ce modèle à travers le pays, les autorités peuvent offrir des soins de qualité à tous les citoyens, quel que soit leur lieu de résidence.

Il est essentiel de reconnaître que la sagacité ne réside pas seulement dans la création de nouvelles solutions, mais aussi dans la reconnaissance et l’adaptation de ce qui fonctionne déjà. En s’appuyant sur des modèles éprouvés comme l’Hôpital Médecins de Nuit, le pays peut progresser vers une couverture santé universelle plus solide et durable.

L’Hôpital Médecins de Nuit à Kinshasa représente un modèle inspirant et symbolique de résolution de énigmes organisationnels dans le domaine de la santé. En adaptant ce modèle à l’ensemble du pays, dans le cadre du projet de couverture santé universelle, le pays peut accélérer ses progrès et offrir des soins de qualité à tous ses citoyens. L’intelligence réside dans la capacité à reconnaître les succès et à les reproduire pour le bien de tous.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain

Politique

DPS Kwango : Jean Dilonga affirme avoir refusé des tentatives de corruption liées à un dossier de détournement

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Le dossier de détournement et malversations au sein de la Division provinciale de la Santé qui a secoué notamment des responsables des Programmes spécialisés de santé publique a risqué de s’enterrer et d’être classé « sans suite ». Cette situation est monnaie courante au Kwango, où certains médecins érigés en chefs coutumiers à la tête de certains programmes ont eu l’habitude de corrompre les autorités pour garder les postes et même monter en grade au grand dam des faits parfois tangibles.

Les gris-gris de Kimafu n’ont pas fonctionné cette fois

Quatre médecins chefs de programmes ont été mis en cause : Dr Deo Lulengwa, coordonnateur du Programme National pour la santé sexuelle et de la reproduction (PNSR), est accusé d’avoir détourné une importante somme d’argent et des matériels (ordinateurs, médicaments, etc). Il a détourné 19.000 ampoules de Carbétocine, une molécule destinée aux femmes. Dr Lulengwa, en lieu et place d’utiliser le médicament dans le cadre du programme, a choisi de le vendre et se faire de l’argent.

Il n’a organisé aucune activité de supervision des activités de son programme alors qu’il est financé par les partenaires ; Dr Serge Kandi (coordonnateur provincial du Programme National de Lutte contre les Maladies Tropicales Négligées à Chimiothérapie Préventive MTN-CTP) a été audité autour d’une fuite d’information sur l’utilisation des fonds du partenaire End-Fund Ufar.

L’audit a donc révélé un vol de 18.000 $ destinés à la formation de formateurs ; Dr Théo Kulonda (coordinateur du Programme National de Transfusion Sanguine, PNTS) est reproché de mégestion et de détournement des fonds. Selon l’inspecteur provincial de la santé, son programme ne fonctionne pas. Il est inexistant. Pas d’activités, il s’est transformé en commerçant des poches de sang et se fait du fric.

Il y a aussi Dr Abbé Marc Lukanzu, médecin et prêtre du diocèse de Kenge qui a reçu la charge de conduire la coordination provinciale du programme national de santé de l’adolescent (PNSA). Il lui est reproché des erreurs minimes d’administration. Il a été recadré et orienté. Il reste le seul jugé clean parmi les médecins audités.

Dr Lulengwa, Kandi et Kulonda ont écopé d’une suspension et sommés de restituer les sommes et les matériels détournés avant d’espérer la réintégration. Les autorités provinciales sont déterminées à piocher jusqu’au dernier voleur de la DPS pour éradiquer le mal dans la système de santé au Kwango dont la qualité de soins de santé ne bouge jamais d’un iota malgré l’implication des pouvoirs publics et des partenaires techniques et financiers, à cause des détournements protégés des complices et des marabouts. C’est un empire qui s’effondre !

Selon des informations à notre possession, les médecins visés par l’audit de l’inspection provinciale de la santé du Kwango sont revenus à la charge. Des sommes d’argent ont circulé pour convaincre certaines autorités à taire le dossier. Le chef de l’Inspection provinciale de la santé du Kwango, M. Jean Dilonga, a confié à CONGOPROFOND.NET que certaines personnes l’ont contacté avec des enveloppes à la clé pour obtenir l’enterrement du dossier.

« J’ai refusé tous les avantages en nature comme en argent qui m’ont été présentés par ces médecins qui sont venus me corrompre », a-t-il dit. M. Dilonga a révélé qu’il a été plusieurs fois contacté au téléphone et reçu des visites à sa résidence pour effacer le dossier.

« L’impunité ne régnera pas toujours », a-t-il pensé, renvoyant « les corrupteurs les mains vides. » En l’en croire, il faut que cet empire de voleurs s’effondre.

Émile Yimbu

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