Politique
Guerre dans l’Est : Mushaki au cœur d’intenses affrontements, l’armée fait un repli stratégique
La localité de Mushaki, située en territoire de Masisi au Nord-Kivu, est repassée entre les mains des terroristes du M23, soutenus par le Rwanda, dans la journée de ce jeudi 07 décembre 2023, en début d’avant-midi.

Cette information est rapportée par plusieurs sources dans la région dont celles de la Société civile forces vives, qui renseignent que le site touristique de Mushaki (à 40km de la ville de Goma) a été occupée après d’intenses affrontements signalés depuis 2h du matin sur les montagnes surplombant ladite entité précitée.
A en croire plusieurs analystes, la reprise de Mushaki par les terroristes du M23/RDF donne accès au carré minier de Rubaya où l’on trouve le tantale, un produit minier dont la RDC détient 80% de la réserve mondiale.
Réagissant à son tour, le porte-parole de l’armée au Nord-Kivu, le lieutenant-colonel Guillaume Njike Kaiko, fait savoir que l’armée s’est retirée de Mushaki pour éviter les pertes en vie humaine du côté de la population locale paniquée. Il faut savoir que plusieurs armes et munitions ainsi que d’autres effets de guerre ont été récupérés sur les corps des rebelles abandonnés.
Jusqu’à tard dans la soirée de ce même jeudi, l’ennemi a tenté d’avancer vers la colline de Muremure pour couper la route Sake – Minova mais sans effet car les groupes armés locaux dénommés « Wazalendo » ont déjoué ladite tentative.
Par ailleurs, une accalmie relative a, cependant, été observée mercredi, sur plusieurs lignes des combats dans les groupements de Kamuronza et de Bashali Mokoto, dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu. Ce, après, environ 48 heures des combats ayant opposé les FARDC, appuyés par les groupes d’autodéfense défense « Wazalendo », à la coalition M23/RDF.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Ville morte en RDC : l’opposition mobilise, la majorité appelle au maintien des activités
La situation politique demeure tendue en République démocratique du Congo après l’annonce d’un appel à une journée de « ville morte » lancé par certains acteurs de l’opposition. Cette initiative vise à dénoncer la gouvernance actuelle et à exprimer le mécontentement d’une partie de la population face aux difficultés sociales et économiques.
Du côté de l’opposition, plusieurs figures politiques estiment que cette action constitue un moyen pacifique de faire entendre la voix des citoyens. Parmi eux, et appellent la population à suspendre ses activités le jour concerné, afin de manifester son désaccord avec certaines décisions des autorités.
En revanche, la majorité présidentielle rejette cet appel et invite les citoyens à vaquer librement à leurs occupations quotidiennes. Elle estime que la stabilité du pays et la continuité des activités économiques et administratives sont essentielles au développement national.
Dans ce contexte de positions divergentes, chacun des camps maintient sa ligne, traduisant une nouvelle fois les tensions persistantes autour des enjeux politiques et sociaux en RDC.
Mutala Vanessa stagiaire/CONGOPROFOND.NET
