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Tribune : Quand dire ce n’est pas faire. Dévoilement d’un modus vivendi congolais( Par Salem ALUMBA/Séminariste Théologien )

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L’imaginaire collectif congolais n’est pas encore à cours d’idée. Il en est prodige : il vaut mieux manquer d’argent que de forfaits internet pour ne pas rater, dit-on. A chaque jour suffit sa scène au Congo. Sur la toile défraie la chronique un nouveau phénomène qui ne dit pas encore clairement son nom mais qui illustre l’incohérence, l’écart entre le dire et le faire, entre l’idéal et le réel et la non réalisation des promesses dans le chef des congolais. Ainsi peut-on lire sur Facebook, whatsApp et à travers d’autres réseaux sociaux des incohérences comme : Heureux les doux abengana batu na fimbu na temple ;

  • J’ai un niveau très élevé awuti koloba Je va ;
  • Pardonnez-vous les uns aux autres soixante-dix-sept fois sept fois abengana Adam et Ève na jardin ;
  • La nuit porte conseil akufi na Butu ;
  • Les paroles s’envolent mais les écrits restent kombo ebungi na carte d’électeur ;
  • Jusqu’à la gare akiti na Sabena ;
  • La vie appartient à ceux qui se lèvent tôt akutani na ba kuluna na tongo ;
  • BYM na motema, 16 mystiques na misala, asali promesse te a longue initiation ;
  • Groupe KA na motema, scarf na kingo, ba changer ye rôle alongue mukasa akomi mulumba akimi clan ;
  • Vengeance ya solo eza ya Nzambe abuakeli mutu mbasu ;
  • Boyiba nioso botikela ngai Yezu bayibie 300$ ake kotalisa ;
  • Il n’y a que Digue que je peux adorer, ye wana sima ya ba députés pona 5000Fc ;
  • Oyo ekoya eya akimi ndaku pona niongo ya Lipa ;
  • Année oyo na Philadelphie tozosala 40 jours ya jeûne et prière bakangi ye na malewa azolia fufu na soso ;
  • L’argent ne fait pas le bonheur atie 3 mitu na likelemba asengi alia liboso, baboyi asiliki ;
  • Le respect s’impose azongi lisusu esika ba manquaki ye ;
  • Na vie na nga je mérite mieux azui zemi ya prof ya dessin sans libala ;
  • Le monde est petit abungi na zando ;
  • Je suis là juste pour les enfants aboti lisusu bana mapasa ;
  • E viens mais on ne fait rien abimi maternité ;
  • Eza pembe ya kobotama abimi tampon ;
  • Sans toit je ne peux pas vivre akeyi poto atiki souffle de vie ;
  • Je viens de manger la pizza asanzi pondu ;
  • La vie appartient aux courageux bakangi ye ndoki na église ;
  • Femme de quelqu’un 6 mois yangoyo suki saleté ;
  • Relation eleki mbongo akangisi mutu ya niongo na la police ;
  • Maman pour toi je ferai tout batindi ye allumette aboyi balali molili ;
  • Je peux travailler sous pression abambi chef agrafeuse ;
  • La famille est sacrée a quitté groupe ya famille ;
  • Les sœurs d’une autre mère bakomi ba mbanda ;
  • Le sexe après le mariage azui zemi ya wara ;
  • Celui qui trouve une femme trouve le bonheur akomi pédé ;
  • Nabondelaka libala te asalaleli maman bokilo anniversaire surprise ;
  • L’homme ne vivra pas seulement de pain akufi na nzala ;
  • Mon corps est le temple du Saint Esprit azui sida ;
  • Focus silence, en mode Kabila Kara 12 asuanisi mbanda ;
  • Mboka esi ekufa kala a postuler pona deuxième mandat ;
  • L’erreur est humaine abundisi mwana cabine po asali erreur moko ya chiffre npona dépôt Orange-money ;
  • J’ai tout gagné dans le football afini muninga kingo po bapoli 2-0 (Cf. Argentine vs Uruguay) ;
  • Boulot palais a engrosser mwasi libanda ;
  • Oyo nazui incroyable azongani na ex na ye ;
  • Je peux bien prendre soin de toi akimi depuis basenga ye 100$ ;
  • Je suis vierge akufi na avortement ;
  • Je serai toujours là pour toi cherie akimi mbwa ;
  • Dans toutes les circonstances il faut glorifier le Seigneur, bayibi ye Iphone ake epa nganga ;

Les exemples sont légion. Ce phénomène met au premier plan non seulement l’incohérence qui habite parfois l’homme, mais l’imprévisibilité du cours de l’histoire que l’on ne maîtrise pas toujours. De plus, il opère aussi un déplacement des contextes comme dans « le monde est petit abungi na zando ». De ce phénomène, le positif que l’on peut tirer c’est la prise au sérieux de nos engagements, savoir peser ce que l’on dit, le respect de la parole donnée et surtout faire ce que l’on dit. L’occasion faisant le larron, évertuons-nous d’être cohérents. Ça tombe à point nommé, les élections approchent, la campagne électorale débute déjà, puissent les éligibles s’engager à respecter la parole donnée aux électeurs pour honorer le contrat démocratique. 

Salem ALUMBA/Séminariste Théologien 

Santé

Ebola à Butembo : les autorités appellent les étudiants à renforcer le respect des mesures barrières

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Les autorités urbaines de Butembo ont sensibilisé les étudiants au respect strict des mesures barrières afin de lutter contre la 17ᵉ épidémie de la Maladie à virus Ebola. Le message a été lancé ce mardi 26 mai 2026 à l’occasion de la cérémonie officielle de remise du trophée du championnat de football de la paix organisé par la Représentation des Étudiants du Congo (REC/Butembo-Lubero).

Prenant la parole au cours de cette activité, M. Bwambale Mughanirya Gilbert, chef de division urbaine à la mairie de Butembo, a exhorté la jeunesse estudiantine à s’impliquer activement dans la riposte contre Ebola à travers le respect des gestes barrières.

« J’invite le corps estudiantin à se liguer pour la riposte contre Ebola. Vous êtes encore jeunes, et nous ne voulons pas voir un jeune mourir d’une maladie aussi grave alors qu’il suffit de respecter quelques gestes simples. L’expérience de la dixième épidémie en 2018 nous a beaucoup appris », a-t-il déclaré.

L’autorité urbaine a indiqué que la ville de Butembo a déjà enregistré deux cas positifs, d’où l’importance d’une mobilisation communautaire pour limiter la propagation de la maladie.

« Je vous demande de respecter les gestes simples afin d’éviter toute chaîne de contamination. Si, après 21 jours, aucun nouveau contact n’est détecté autour des cas confirmés, cela signifiera que la riposte évolue positivement. Cette lutte doit être communautaire, mais l’engagement doit d’abord être personnel », a-t-il insisté.

Dans la ville de Butembo, les campagnes de sensibilisation se multiplient depuis l’annonce de cette nouvelle épidémie. Plusieurs acteurs rappellent notamment les conséquences dramatiques de la dixième épidémie d’Ebola, qui avait causé la mort de plus de 2 277 personnes dans la région, dans un contexte marqué par la désinformation et la méfiance d’une partie de la population envers les équipes de riposte.

Dalmond Ndungo

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