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Prochain déploiement des troupes de la SADC au Nord-Kivu : « il risque d’être un problème de trop » (Jules Vahikehya)

 

L’arrivée des troupes de l’organisation sous-régionale de la SADC est une initiative du Chef de l’État dans le but de rechercher la paix dans cette partie du pays. C’est l’opinion de Jules Vahikehya, Secrétaire Général du parti politique Action des Volontaires pour la Relève Patriotique (AVRP). Cependant, il estime que cette décision n’est pas appropriée car l’EAC est déjà présent depuis un certain temps et n’a pas réussi à apporter de solution. Jules Vahikehya soulève également le problème du plan opérationnel entre les FARDC et l’EAC qui sont sur le terrain. Selon lui, ajouter la SADC à cette situation risque d’aggraver les problèmes.

 

« La présence de l’EAC est assez ambiguë en ce qui concerne sa collaboration avec les forces armées de la République. Nous ne savons pas s’il existe des clauses claires de collaboration sur le plan opérationnel, donc ajouter la SADC à cela pourrait être un problème de trop. Comment pourrions-nous gérer les relations entre les FARDC et la SADC, les FARDC et l’EAC, les FARDC et Wazalendo ? Ce sont toutes ces questions qui, à mon avis, indiquent que ce ne serait pas une bonne décision », pense-t-il.

 

En tant que candidat à la députation nationale dans le territoire de Beni, il souhaite que le gouvernement de la RDC demande au contingent de l’EAC de quitter le Nord-Kivu, car selon lui, il a montré ses limites dans l’accomplissement de sa mission. Jules Vahikehya souhaite également que la décision d’amener la SADC dans le pays soit remplacée par un renforcement des capacités de Wazalendo. Il justifie cela en affirmant qu’on a constaté sur le terrain, même pendant une courte période, des résultats obtenus par Wazalendo.

 

« J’aurais préféré que notre gouvernement prenne une décision ferme et courageuse. La première serait de demander le départ de l’EAC, qui a montré ses limites dans l’accomplissement de sa mission, car il est normal qu’un pays membre prenne la décision de se retirer ou de réduire ses relations en fonction de ses intérêts. Sur le plan pratique, j’aurais souhaité que notre pays ne fasse plus appel à la SADC, mais qu’il renforce plutôt les capacités de Wazalendo, car au moins sur le terrain, nous avons constaté que leur présence a conduit à de réels résultats », propose-t-il.

 

Le Secrétaire Général de l’AVRP ne comprend pas pourquoi l’on souhaite maintenir des relations avec ceux qui n’ont pas donné de résultats au détriment de ceux qui sont capables de trouver une solution.

 

Dalmond Ndungo/CONGOPROPFOND.NET