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Transhumance politique : Geneviève Inagosi dans les bras de Fatshi à la veille de la présidentielle !

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Réputée « Kabiliste » de l’aile dure, la députée GENEVIÈVE INAGOSI vient de quitter officiellement le FCC de Joseph Kabila pour s’aligner derrière Felix Tshisekedi. Elle a adhéré à « Congo Espoir », parti cher à José Mpanda Kabangu, membre de l’Union Sacrée de la Nation et ministre du gouvernement Sama Lukonde. 

Sa présentation a été faite, ce vendredi 3novembre, par le président national de ce parti politique, José Mpanda, au cours d’une matinée politique.

Élue de Wamba dans l’ex Province Orientale, Geneviève Inagosi vient donc de tourner officiellement le dos à son Autorité morale, Joseph Kabila, à qui elle avait promis « fidélité et loyauté », malgré le départ de plusieurs de ses collègues députés nationaux après la création de l’Union Sacrée de la nation

Pour des observateurs avertis, ce « nomadisme » n’est pas surprenant dans le microcosme politique congolais caractérisé par la recherche effrénée de pitance. Le transhumant ou nomade politique quitte son parti avec armes et bagages, pour en rejoindre un autre, tout en se servant la possibilité, au gré des circonstances, de revenir dans son parti d’origine.

Rappelons que l’ex députée FCC Geneviève Inagosi avait été interdite, à la fin du mois de juillet dernier, d’engager la plate-forme de Joseph KABILA. C’est le secrétaire permanent adjoint du PPRD, Ferdinand Kambere, qui l’avait publiquement annoncé après affichage de la liste des candidats dans la circonscription de Wamba aux élections législatives nationales.

Le FCC avait appelé ses membres à ne pas participer aux prochaines élections. Selon Ferdinand Kambere, « un membre du FCC qui sera dans la course et sur la liste de la CENI comme candidat sera considéré membre de l’Union Sacrée.»

Faisant fi du mot d’ordre donné par Joseph Kabila, Geneviève Inagosi s’est présentée comme candidate à la députation nationale à Wamba dans le Haut-Uélé sur la liste de A24, regroupement politique de l’Union Sacrée, créé par la gouverneure de Lualaba, Fifi Masuka et l’actuel ministre de l’Agriculture, José Mpanda.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET 

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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