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Elisabeth Mukamba : « L’éradication de la polio exige l’implication de tous, partout où nous sommes «
Le monde célèbre, chaque le 24 octobre, la journée mondiale de lutte contre la poliomyélite. Depuis 2015, la RDC n’enregistre plus de cas de poliovirus sauvage. Pourtant, la poliomyélite est encore présente sur le territoire national. Il s’agit des cas dont le virus est dérivé de la souche vaccinale. Ainsi, entre 2022 et 2023, le pays a dépassé la barre de mille cas de poliovirus dérivé, indiquent des sources sanitaires, malgré les avancées enregistrées dans la lutte contre cette pathologie.
Ce mardi 24 octobre, à l’hôtel Sultani, dans la commune de Gombe, le Rotary Club Kinshasa a, dans le cadre du programme dénommé ‘’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite ‘’ (IMEP), tenu un point de presse pour dresser un état de lieu de la maladie en RDC.
A en croire les statistiques, le nombre de cas de poliomyélite a baissé de 99% dans le monde. Deux variants circulent en RDC, notamment le polio virus variant de type 2 qui a commencé depuis 2017 et le polio virus variant de type 1 qui est intervenu depuis 2022 .
• Depuis 2017 jusqu’à ces jours le pays a enregistré au moins 960 enfants qui sont paralysés à cause du poliovirus .
• En 2022 la Rdc a recensé pour le variant de polio virus de type2 , 317 cas
• En 2023 jusqu’à ces jours 108 cas .
Pour le variant polio virus de type1 :
● En 2022 , le pays a enregistré 143 cas
●En 2023 , jusqu’à ces jours 76 cas . Suite à ces cas enregistrés le pays a pu développer un plan stratégique et une série d’intervention pour faire face avec le pays.
Durant les échanges, les intervenants ont donné des clarifications sur ce qui est fait, les progrès réalisés et le challenge qui est l’éradication souhaitée de la poliomyélite d’ici 2024.
Prenant la parole, Elisabeth Mukamba, coordonnatrice de « COUP », a appelé toute la communauté congolaise, en particulier les médias, à s’impliquer davantage pour parvenir à l’éradication de la poliomyélite dans l’espace global.
» Il faut l’implication de tous à chaque niveau que ce soit. Je pense que si chacun dans son espace ou dans le domaine où il évolue arrive à porter le message sur la vaccination contre la polio, nous allons arriver au dernier kilomètre qui nous reste à franchir », a-t-elle appuyé.
Elle a également salué l’engagement du gouvernement congolais qui achète les vaccins et qui travaille en collaboration avec différents partenaires dans cette opération, notamment l’UNICEF et la GPEI.
Notons que pour mettre fin aux flambées dues au type de poliovirus en circulation, il est recommandé de renforcer la vaccination de routine ; d’améliorer la qualité de la riposte aux épidémies et, enfin, de renforcer la surveillance des maladies à prévention vaccinale.
Rappelons que l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite est un partenariat public-privé dirigé par les gouvernements nationaux avec six grands partenaires : l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Rotary International, les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis d’Amérique (CDC), l’UNICEF, la Fondation Bill et Melinda Gates et l’Alliance Gavi. Ce programme soutient les efforts du gouvernement congolais et plus de 600 consultants ont été déployés sur le terrain. Une somme de près de 20 millions de dollars américains a été mobilisée par les partenaires de l’IMEP, en plus de la fourniture des vaccins, pour s’assurer de la réussite des opérations de vaccination dans l’ensemble du pays.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts
Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.
Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
