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Ne Muanda Nsemi : Les raisons cachées de son inhumation à Kinshasa

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Les motifs cachés derrière l’inhumation de Ne Muanda Nsemi à Kinshasa ont suscité de nombreuses spéculations. Cependant, des révélations provenant d’une source crédible apportent des éclaircissements.

Selon cette source, la dissolution de Bundu dia Kongo (BDK) est imminente, et cela faisait déjà quelques temps que des tensions se manifestaient au sein de la famille politique et spirituelle de Zacharie Badiengila, alias « Ne Muanda Nsemi ». Ces tensions résultaient notamment de dissidences et de branches divergentes au sein de BDK et BDM (Bundu dia Mayala).

Au sein de BDK, des membres de Kinshasa, connus sous le nom de « Makesa », cherchaient à s’approprier les enseignements de N’longi au détriment de ceux vivant dans le Kongo central. Certains estimaient également que Ne Muanda Nsemi était trop tribaliste, car ses proches collaborateurs étaient principalement originaires des cataractes, et non du Bas-fleuve et de Lukaya.

Selon la même source, ce conflit n’a jamais été résolu par le chef de file de BDK de son vivant. Les dissidents de Kinshasa étaient en conflit avec ceux du Kongo central, ce qui rendait impossible l’enterrement de la dépouille de « Nkaka » à Luozi, de peur que cela ne déclenche des troubles incontrôlables pour les forces de police. C’est pourquoi les enfants du défunt et les membres influents de Kinshasa ont convenu d’inhumer le leader de BDK et BDM dans la capitale.

Le gouvernement congolais est prêt à soutenir financièrement la famille biologique et politico-religieuse de Ne Muanda Nsemi afin que l’ancien député soit inhumé dignement, quel que soit l’endroit choisi.

La dissolution de BDK et BDM semble inévitable, même avant l’enterrement de leur leader, Ne Muanda Nsemi. Comme le souligne un sage, « l’œuvre d’un génie ne peut être convoitée par ceux qui n’ont jamais participé à sa genèse ».

Pour rappel, N’longi a Kongo est décédé le 18 octobre au centre hospitalier Nganda à Kinshasa.

Mfumu DIASILUA KIONGA/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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