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Haut-Katanga : Le député Nanou Memba plaide pour l’emploi de la main d’oeuvre locale dans l’entreprise KICO SA à Kipushi
Le député national Nanou MEMBA hausse le ton et saisi le directeur Général de KICO avec copies pour information au président de l’Assemblée nationale, au premier Ministre et au directeur général de la Gecamines sur la situation relative à la sous-traitance et offre d’emplois de la main d’oeuvre locale par KICO SA.

En défenseur du plan de la population de Kipushi sa base électorale, cet élu du peuple s’est dit préoccupé par la marginalisation des enfants de Kipushi dans l’offre d’emploi en faveur de ceux là qui viennent d’ailleurs.
Dans sa correspondance dont une copie est parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, Nanou MEMBA présente son indignation sur la gestion des offres d’emplois dans cette entreprise. Pour lui, le territoire de Kipushi étant une entité à vocation minière, dépend à plus de 80% des activités de la Gecamines. L’arrêt des activités de la GCM avait impacté négativement sur le social de la population.
Avec la reprise de l’exploitation de la mine et des activités par KICO, il y a une lueur d’espoir au sein de la population, disposée à fournir ses services en tant que main d’oeuvre locale à cette entreprise.
Mais hélas, le constat sur terrain est autre. La population locale se sent marginalisée par KICO aussi bien en ce qui concerne l’emploi ( engagement) que la sous-traitance des services. Et pourtant, c’est elle qui devrait être la première bénéficiaire d’autant plus que ce n’est pas de la compétence ni la capacité qui manquent. Malheureusement, KICO SA recourt à une main d’oeuvre et à des partenaires venant d’ailleurs.
Révolté par cette situation, le député Nanou MEMBA sollicite impérativement la mise à sa disposition de : la liste complète de toutes les sociétés partenaires et sous traitance de KICO SA;
La liste du personnel engagé avec tous les détails nécessaires ( PV, date d’engagement, catégorie, fonction rémunération)
Joseph MALABA/Congoprofond.net
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
