À la Une
SARA Abidjan 2023 : GBE Agri porte très haut l’étendard de la RDC en Côte d’Ivoire
Sous la houlette de GBE Agri, des planteurs congolais des provinces (Mongala, Equateur, Kongo-central, Tshuapa et Tshopo) ont pris part à la sixième édition du Salon international de l’agriculture et des ressources animales (SARA), qui s’est déroulé à Abidjan du 29 septembre au 8 octobre dernier. Ils ont ainsi partagés leurs expériences avec leurs homologues ivoiriens qui ont brillamment réussi à se développer, par l’agriculture, contribuant à placer leur pays parmi les références dans le continent.

A en croire les organisateurs, ce Salon a accueilli 862 entreprises et organisations exposantes avec 80 conférences et ateliers. Un succès professionnel avec FCFA 403 milliards d’intention d’investissements mais aussi populaire avec plus de 400 000 visiteurs dont de nombreuses familles, écoliers et étudiants. En somme, une aubaine pour les planteurs indépendants de la RDC que le Groupe Blattner Elwyn Agri, via son ONG Développement Rural au Congo, a amené dans ce pays frère. Bien plus, des cadres et agents du groupe, sous la supervision de l’Administrateur Général du GBE Agri Mr Cedric Thaunay, Groupe Blattner Elwyn Agri, via son ONG Développement Rural au Congo, a amené dans ce pays frère. Bien plus, des cadres et agents du groupe, sous la supervision de l’Administrateur Général du GBE Agri Mr Cedric Thaunay,ont aiguisé leurs connaissances à l’issue de ce voyage.
Pourquoi le choix de la Côte d’Ivoire ?
Pays à vocation agricole, la Côte d’Ivoire a aménagé un espace pour la culture de riz irrigué et installé ses planteurs villageois. L’état veille à réguler les mouvements d’eau selon le besoin de pomper, remplir ou retenir l’eau qui est le principal ingrédient de la riziculture irriguée. Marie Fengo, planteuse d’Imbolo, localité du territoire d’Isanga dans la province de la Tshopo, n’ayant pu se retenir s’est même lâchée : « Si on pouvait faire pareil chez nous ! Le riz irrigué est plus rentable mais comment canaliser les eaux sinon l’état ? ».
« Maintenant que j’ai vu et compris , je rentre appliquer », a déclaré un planteur indépendant Sambeya Eliya, de Binga dans la province de la Mongala.
Quant à la diversification, autre approche approuvée par les visiteurs, un planteur indépendant du Kongo Central, Kumbu Mbuka, a lâché : « pendant que tu attends la récolte de l’hévéa 7 à 9 ans, tu peux chaque année récolter deux fois le riz et le maïs ».
Dans son monologue, Yvonne Wengela, planteuse indépendante de palmier à huile de CCP Ndeke, dans le territoire de Basankusu, a laissé entendre, après la visite au groupe Adam Afrique à Sikensi, :« Nous, on est nombreux et beaucoup de gens ne font rien. C’est à nous de les motiver à nous rejoindre, ils apprendront sur le tas ».
Enrichis par le modèle ivoirien, les planteurs de riz et de maïs congolais se sont engagés, dès le retour à leurs champs respectifs, de s’impliquer pour améliorer leur rendement.
À Yamoussoukro, les planteurs congolais ont échangé sur les méthodes et pratiques en vue d’améliorer le rendement et la qualité des cultures. Le casting de qualité effectué par le professeur et guide Nangui a permis aux visiteurs de rencontrer les meilleurs producteurs et semenciers, le top de transformateurs et distributeurs.

Les cultures diffèrent certes mais le schéma est presque pareil avec un élément déterminant : la préparation de terrain sans lequel le rendement est compromis. L’accès aux semences n’est pas aisé, ont rapporté les semenciers et producteurs qui ont étalé les difficultés rencontrées et les moyens à quoi ils recourent pour contourner ce danger.
Autre difficulté épinglée par les experts : la main d’œuvre. Ils ont martelé sur la nécessité de travailler en synergie en racontant leurs histoires à succès pour édifier les interlocuteurs d’Afrique centrale. Même approche pour faire face aux intempéries et autres vols par la volaille et le bétail des produits de champs. La plus importante demeure, les bonnes pratiques pour les meilleurs rendements qui riment avec l’amélioration des revenus.
De la visite de terrain à l’exposition au SARA
Au plus grand salon de l’agriculture de l’Afrique de l’Ouest, les planteurs se sont laissés émerveiller par les expositions de différents acteurs intervenant dans la chaîne de valeur de l’agriculture. Le lieu de participer aux panels sur les palmiers à huile, le cacao et l’hévéa, principales cultures effectuées par GBE Agri qui caresse le vœu de s’étendre sur les vivriers.

Dans le cadre de la promotion du projet en cours d’implémentation par GBE, les planteurs indépendants et les agents du groupe ont participé activement aux échanges qui portent sur leur nouveau créneau et bien d’autres sujets qui touchent à l’agriculture en General, le cas des expériences des pays du monde réunis à ce salon, les politiques agricoles des uns et des autres, leurs avantages mais aussi des limites ainsi que des perspectives.
Des plantations à la plage en passant par le tourisme, un agenda minutieusement élaboré pour inciter à l’acte
Le voyage des planteurs indépendants était ponctué par des aspects touristiques et culturels. Dans le lot des sites visités, l’on note la basilique Notre Dame de la Paix de Yamoussoukro, capitale politique de la Côte d’Ivoire. Ce plus haut édifice chrétien du monde, est un don du président Houphouët Boigny au Saint Siège. Au-delà des aspects chrétiens et touristiques, la Basilique Notre Dame de la Paix est un élément de survie de la riziculture ivoirienne, tous les bas-fonds situés à gauche en partant vers la basilique étaient occupées par la riziculture et l’eau qui sert à l’irrigation des champs se trouve dans son sein, c’est de là qu’elle est gérée pour assurer la bonne plantation.

À Yamoussoukro, la délégation a visité également l’Institut National de Polytechnique dont quelques diplômés travaillent à GBE Agri. Ces ingénieurs agronomes et techniques avaient tenus à stimuler dans le chef des planteurs et d’usine, le goût de la science dont les évidences contribuent à l’agriculture laquelle améliore des vies des communautés en créant des pôles économiques, gage de la croissance économique souhaitée par le pays. C’est cet objectif que poursuit GBE Agri, son Administrateur General l’a rappelé au SARA.
Cedric Thaunay a reçu, lors de ce voyage, le soutien renouvelé de ses partenaires dans cette aventure. Le cas de CASE, CONGO MOTORS PALMELIT, INDIGO et SAVANA qui ont compris et accepté d’accompagner les planteurs indépendants de GBE Agri vers leur autonomisation qui passera à coût sûr par les bonnes pratiques agricoles, lesquelles permettront de rendements durables qui constitueront des pôles économiques autour des plantations de GBE Agri par ricochet du pays.

Même discours réitéré par Mme Miss Bangala, Directrice des projets et de communication au sein de GBE Agri dont les prestations, à travers les médias locaux, ont mis en lumière le potentiel de la République Démocratique du Congo, engagée à reprendre sa place dans le secteur agricole.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET