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Assemblée Provinciale de Kinshasa : Godé Mpoy ouvre la session parlementaire à distance et s’en va à Paris !
Dans un communiqué officiel signé ce vendredi 29 septembre 2023, le président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Godé Mpoy Kadima, a fait savoir que la cérémonie solennelle d’ouverture de la Session ordinaire de septembre, essentiellement budgétaire, prévue ce samedi 30 septembre 2023, n’aura pas lieu en présentiel faute des moyens.
Par ailleurs, précise-t-il, cela se fera aussi ainsi pour « marquer la solidarité avec les autres Assemblées provinciales du pays, qui accusent plus de quatre (4) mois d’impaiement des émoluments et frais de fonctionnement ».
Tout en exprimant le souhait de voir la dernière session parlementaire de cette mandature être une occasion de concorde, de l’unité et d’amour avec comme seule intention stratégique le bonheur des Kinoises et Kinois, le président du parlement de Kinshasa a informé ses collègues de son voyage pour Paris ( France) pour des raisons médicales » connues de tous et reportées depuis 10 jours ». » Comme je tenais à ouvrir cette session, il doit être fait immédiatement après cette ouverture, en prenant mon congé médical pour répondre aux rendez-vous pris depuis 3 mois. A toutes fins utiles, je laisse mon bulletin de santé à mon Secrétaire de Cabinet tel que dressé par l’Hôpital américain de Paris ainsi que les différents rendez-vous », se justifie-t-il.
Ainsi, sur pied de l’article 16 de la Loi n° 08/012 du 31 Juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des Provinces, telle que modifiée et complétée à ce jour, il a déclaré ouverte, à distance, à la session ordinaire de septembre 2023 à l’Assemblée provinciale de Kinshasa.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
