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Accord « Kabila-Tshisekedi » pour la présidentielle 2018 : Depuis son exil, Corneille Nangaa éventre son boa !
Dans un communiqué sur le réseau social X (ex-Twitter), l’ancien président de la Commission électorale Corneille Nangaa accuse Félix Tshisekedi d’avoir « menti » au sujet d’un accord électoral frauduleux lors du scrutin de 2018 qui, d’après le président congolais, n’a pas eu lieu.
« Un accord politique existe bel et bien, il a précédé la publication des résultats définitifs. J’en suis l’un des corédacteurs », déclare l’ancien président de la Céni. « Cet accord a été signé, devant témoins, par le président Tshisekedi et son prédécesseur [Joseph Kabila, dont Corneille Nangaa était proche, NDLR] et qu’il a été certifié et validé par trois chefs d’État africains qui l’ont félicité du fait qu’il a permis la première passation du pouvoir sans effusion de sang en RDC », poursuit l’ancien président de la Céni.
De bonne source, les États en question seraient l’Afrique du Sud, l’Égypte et le Kenya. C’est la première fois que des échanges sur ce sujet sont fait publiquement par les protagonistes supposés de cet accord.
Le rôle de la Céni questionné
« Ce sont des balivernes (…) de la part de personnes habituées à une gouvernance de l’ancien régime », a répondu dimanche Déo Bizibu Balola, le secrétaire général adjoint du parti présidentiel UDPS.
S’il y a eu pacte, estime Fred Bauma, le directeur exécutif d’Ebuteli, un institut congolais de recherche, il a volé en éclat depuis longtemps, après que le président congolais a rebattu les cartes dans le gouvernement, l’armée et la justice. Selon lui néanmoins, le fait que Corneille Nangaa se déclare co-auteur de cet accord indique que la Céni est sortie de son impartialité, lors d’un scrutin dont les résultats ont été remis en cause par de nombreux observateurs : « Que le président de la Céni se soit mêlé à une négociation pour la formation d’une majorité au Parlement et pour la formation d’un gouvernement, cela questionne le rôle de l’indépendance de la Céni », remarque-t-il, ajoutant que cela mériterait une enquête.
L’ancien président de la Céni, toujours sous sanctions des États-Unis pour corruption et entrave au processus démocratique, est exilé en Belgique après s’être proclamé, il y a sept mois, candidat au prochain scrutin présidentiel et avoir créé son propre parti, l’Action pour la dignité du Congo et de son peuple (ADPC).
RFI
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Affaire UBA : L’ancien employé Glody Aleko Kibwila conteste les accusations et évoque un possible piratage
L’affaire opposant la United Bank for Africa (UBA) à son ancien employé, Glody Aleko Kibwila, continue de faire couler beaucoup d’encre. Au cœur du dossier figurent des accusations d’abus de confiance formulées par la banque, que l’intéressé rejette catégoriquement.

Selon ses proches, les difficultés ont commencé après son licenciement par UBA, une décision qu’il considérait comme abusive. Déterminé à faire valoir ses droits, il avait saisi l’Inspection générale du travail afin de contester cette mesure.
Parallèlement, des soupçons portant sur de prétendues fausses factures et des paiements irréguliers liés aux services SMS Banking et Visa ont émergé au sein de la banque. Informé de ces accusations alors qu’il séjournait en Europe, Glody Aleko Kibwila serait rentré volontairement en RDC afin de répondre aux interrogations des enquêteurs.
La thèse du piratage
D’après sa famille, plusieurs séances de confrontation organisées dans le cadre de l’instruction auraient mis en évidence un possible piratage de son compte professionnel.
L’ancien employé affirme n’avoir jamais envoyé certains messages utilisés contre lui dans le dossier. Il soutient également qu’il ne disposait pas seul des prérogatives nécessaires pour valider certaines opérations financières incriminées.
Avant même son arrestation, il avait saisi le Conseil national de cybercriminalité afin de dénoncer ce qu’il considère comme une usurpation d’identité numérique.
Une version attendue de l’UBA
Alors que la famille de Glody Aleko Kibwila maintient la thèse d’une erreur judiciaire, l’opinion publique attend désormais la version officielle de l’UBA sur les circonstances ayant conduit à la plainte déposée contre son ancien collaborateur.
La banque pourrait notamment apporter des éclaircissements sur les éléments techniques et financiers qui fondent les accusations portées dans cette affaire devenue très médiatisée.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
