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Ituri/Députation nationale : Plus de 1400 candidatures pour 28 sièges, des anciens seigneurs de guerre écartés de la course
Ça sera une course très serrée pour la députation nationale pour le compte de la province de l’Ituri lors des élections législatives de décembre 2023. Près de 1 500 candidats vont competir pour les 28 sièges disponibles.
Les anciens seigneurs de guerre comme Thomas Lubanga et Chef Kahwa Mandro ont vu leurs candidatures être invalidés pendant que celle de John Tibasima est déclarée recevable.
Ce dernier, qui attend toujours l’issue de son dossier, est poursuivi notamment pour participation au mouvement insurrectionnel. Lui, comme Christian Utheki, l’autre candidat à la députation nationale, sont en ce jour détenus à la prison centrale de Bunia.
Sang neuf ou atout expérience ?
Au total, 1.446 candidatures ont été déclarées recevables sur la liste définitive de la Commission électorale nationale indépendante, CENI, pour les 28 sièges de la province de l’Ituri à l’hémicycle. On y retrouve moins de 200 candidatures féminines. La population doit se trouver des représentants parmi ces compétiteurs. Soit, reconduire les anciens pour « atout expérience » ou rajeunir le parlement avec du « sang neuf».
Le territoire de Mahagi, avec le plus grand nombre de challengers (en égalité avec Djugu), doit se choisir 7 députés nationaux parmi les 369 candidats. Celui d’Aru qui compte aussi 6 sièges a vu 287 candidats se lancer en course.
146 autres candidats ont postulé pour le compte du territoire d’Irumu pour 3 sièges et 369 autres pour le territoire de Djugu où ils ne disposent que de 7 sièges.
Les 271 186 électeurs du territoire de Mambasa, équivalent de 3 sièges ont devant eux 154 compétiteurs.
Bunia : le calme avant la « tempête »
Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, est la sixième circonscription électorale. Là, c’est une bataille des « gourous », un match dans le match. Jackson Ausse, Gratien Iracan, Jean Bosco Angaika Assamba, Jean Marie Nyolo, Kakule Kaliomo, Mitterrand Mwenze, Denis Dalanga, Lonema Vajeru et 113 autres candidats sont en lice pour cette bataille des riches. Pourtant, cette ville n’enverra que 2 députés à Kinshasa.
Cette multiplicité des candidats appelle les électeurs à un choix judicieux pour représenter et défendre les causes de la province au siège des institutions du pays.
Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
