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Médias : Consterné par l’interpellation de Stanis Bujakera, le Groupe Next Corp appelle à sa libération immédiate

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Le groupe Next Corp, propriétaire d’Actualite.cd, est consterné par l’interpellation vendredi soir à la veille d’un week-end, de son directeur de publication adjoint Stanis Bujakera. Ce dernier se rendait à Lubumbashi ce vendredi et a été arrêté aux environs de 20h30 à l’aéroport de Ndjili par deux individus se présentant comme des officiers de police judiciaire et emmené au commissariat provincial de Kinshasa. Il y a passé la nuit sans être autorisé à recevoir de la visite. La direction de Next Corp a finalement pu le rencontrer ce matin et s’assurer que notre collègue soit finalement assisté par un avocat. 

Stanis Bujakera est un journaliste internationalement reconnu. En plus de ses fonctions à Actualite.cd, il est également correspondant de Jeune Afrique et de Reuters. Il est un modèle pour ses jeunes confrères et pour toute la profession.

En mars dernier, Stanis Bujakera a déjà été menacé de poursuites par le ministère de la Défense pour avoir relayé un paragraphe du compte-rendu du conseil des ministres publiquement distribué par le ministère de la Communication. Stanis Bujakera a vécu sous cette menace trois jours avant que la plainte ne soit finalement retirée. Il continue de faire depuis l’objet de menaces régulières, y compris sur les réseaux sociaux.

Le groupe Next Corp appelle les autorités à libérer immédiatement notre confrère et à mettre un terme à ce qui ressemble de plus en plus à une forme de harcèlement. Il appelle à ce que les droits de Stanis Bujakera, y compris celui d’informer, soient respectés.

Le journalisme n’est pas un crime.

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Kwango–Angola : Un plaidoyer pressant pour la réouverture des frontières afin de sauver l’économie locale

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Dans une correspondance adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, l’organisation BOMOKO UNITY, par la voix de son président national et notable du Kwango, Iris Basuabu Ilembo, plaide pour la réouverture des frontières entre la République démocratique du Congo et l’Angola sur l’axe de la province du Kwango.

Datée du 19 mai 2026, cette lettre met en lumière les conséquences socioéconomiques de la fermeture prolongée des postes frontaliers pour les populations vivant dans les territoires de Kahemba, Kasongo-Lunda et Popokabaka. Le document a également été transmis pour information au Président de la République, à la Première ministre, à la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, au Directeur général de la DGM ainsi qu’aux autorités provinciales du Kwango. 

Une fermeture aux lourdes conséquences économiques

Dans son plaidoyer, BOMOKO UNITY rappelle que les échanges avec les provinces angolaises voisines constituent depuis longtemps un pilier essentiel de la survie économique des populations frontalières.

Selon la lettre, la fermeture des frontières perturbe gravement les activités commerciales, les mouvements des populations et l’approvisionnement en produits de première nécessité. Cette situation accentuerait la pauvreté, le chômage ainsi que la précarité dans une province pourtant dotée d’importantes potentialités économiques et humaines.

L’organisation estime que la reprise contrôlée des échanges transfrontaliers permettrait non seulement de relancer le commerce local, mais aussi d’améliorer les recettes publiques grâce à l’encadrement formel des activités économiques.

La réouverture des frontières comme levier d’intégration régionale

Le document insiste également sur les liens historiques, culturels et familiaux qui unissent les populations du Kwango à plusieurs provinces angolaises, notamment Uíge, Malanje et Lunda-Norte.

Pour les auteurs de la correspondance, la réouverture des frontières représenterait un véritable facteur d’intégration régionale et de stabilité sociale dans cette partie de la RDC. Ils soulignent qu’une telle mesure contribuerait à réduire les circuits clandestins, à fluidifier les déplacements des populations et à renforcer la coopération économique et sécuritaire entre Kinshasa et Luanda.

BOMOKO UNITY sollicite une mission d’évaluation et un dialogue avec le gouvernement

Au-delà du plaidoyer, BOMOKO UNITY formule plusieurs recommandations aux autorités nationales. L’organisation demande notamment l’examen diligent de la question relative à la réouverture des postes frontaliers, l’organisation d’une mission d’évaluation sécuritaire et administrative ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation impliquant les autorités provinciales et les services spécialisés compétents.

Les signataires sollicitent également une audience auprès du Vice-Premier ministre afin d’échanger directement sur les préoccupations des populations frontalières et d’explorer les pistes d’une réouverture progressive et sécurisée des frontières.

Convaincue que le développement des provinces frontalières passe par une meilleure intégration économique sous-régionale, BOMOKO UNITY espère une réponse favorable des autorités congolaises à cette requête jugée vitale pour l’avenir du Kwango.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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