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RDC : Félix-Antoine Tshisekedi convoque les chefs d’institutions pour tabler sur l’état de siège 

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Le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a convoqué ce lundi 21 août 2023, les Chefs des institutions du pays afin de passer au peigne fin quelques questions cruciales de la vie nationale.

Parmi celles-ci figurent notamment la question ayant trait à l’état de siège et celle des élections générales, prévues le 20 décembre prochain.

A en croire, le premier ministre Sama Lukonde, le Chef de l’Etat a voulu avoir les avis des différents chefs d’institutions après ceux des délégués à la table-ronde sur l’état de siège avant de trancher sur le sort à réserver à cette question.

« Il a plu au Président de la République de convoquer ce cadre informel qui se dit cadre inter-institutionnel où le président a le loisir de consulter les institutions sur les questions cruciales de la nation.  Aujourd’hui, il s’est agit principalement des questions sécuritaires parce que ça reste la priorité des priorités au niveau du pays. Ce sont des questions qui lui sont chères et une évaluation du processus dans lequel nous nous sommes engagés dont celui du processus de paix de Nairobi et les engagements que nous avons avec la négociation de Luanda (…) », a fait savoir Sama Lukonde.

Et de poursuivre : « Aussi, nous avons passé en revue le processus électoral. Comme vous le savez, nous nous sommes engagés dans ce processus qui doit aboutir d’ici le 20 décembre, aux élections générales. C’était important qu’on aborde un peu ces sujets importants. Nous l’avons fait de manière à ce que les orientations plus précises nous soient données pour maintenir le cap des engagements que nous avons par rapport à ces différentes questions ».

Dans la foulée, Sama Lukonde a laissé entendre que le Chef de l’Etat les a invités à rester mobilisés sur les attentes de la population.

Au-delà du premier ministre, le président du sénat Bahati Lukwebo, le Premier Vice-président de l’assemblée nationale André Mbata et le président de la cour constitutionnelle, Dieudonné Kamuleta, ont pris part à cette réunion consultative.

Luange Kalonda(Stagiaire-Ifasic)/CONGOPROFOND.NET 

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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