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Musique : Fabregas « Le Métis noir » annonce son stade des Martyrs en 2024

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L’artiste musicien « Fabregas » a annoncé, ce dimanche 13 août 2023, sa volonté de jouer un grand concert, l’année prochaine, au stade des Martyrs de Kinshasa. Il l’a déclaré lors de son passage à l’émission « Univers Accoustic », diffusée sur Univers TV. 

Considéré depuis longtemps, par les Congolais, comme l’unité de mesure de toute popularité, le stade des Martyrs, le plus grand temple sportif du pays et d’Afrique centrale, est un pari à reussir pour tout musicien qui prétend être populaire tant à Kinshasa qu’ailleurs.

Les années 2022 et 2023 ont été marquées par des concerts dans cette infrastructure sportive de la République Démocratique du Congo, entre autres, ceux de WENGE MUSICA 4×4, Fally Ipupa, Héritier Watanabe, Ferre Gola et récemment celui de Félix Wazekwa.

Pour sa part, celui qui est affectueusement surnommé  » Le Métis noir », sans préciser une date, donne déjà rendez-vous à tous ses fans, en 2024, au stade des Martyrs. « Je ne donne pas encore de précision sur la date. Seulement, je confime et je donne rendez-vous en 2024, au stade des Martyrs, à tous mes fans et amoureux de la bonne musique », a déclaré celui qui vient de sortir, le 23 avril dernier, l’album « Gomme ».

Plusieurs observateurs indiquent que sur cette liste des évènements musicaux annoncés à cet endroit, figurent aussi certains artistes dits « Chrétiens », notamment, Michel Bakenda, Mike Kalambay et le Pasteur Moïse Mbiye.

Exaucé Kaya/(stagiaire Ifasic)

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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa

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Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.

Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté

Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.

Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.

Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :

« Toli Kolumpe »

« Kin Kiesse »

« Solomo »

« Nandimi te Nakotika te »

« Kazo »

« Masela »

« Kabobo »

« Mena »

« Reviens Hyppau »

À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.

« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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