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Barrick : Un partenariat réussi continuera à faire briller l’or pour le Mali
Le partenariat de 26 ans entre Barrick (anciennement Randgold) et l’État du Mali a fait de l’industrie minière aurifère du pays un leader mondial bien positionné pour une plus grande croissance, a déclaré aujourd’hui Mark Bristow, PDG de la Société.
S’exprimant lors d’un point de presse, Bristow a déclaré que le complexe Loulo-Gounkoto, l’un des dix premiers producteurs d’or au monde, était la plus grande entreprise en termes de valeur d’entreprise de toute l’Afrique de l’Ouest. Ensemble avec la mine de Morila, le complexe a contribué à hauteur de $9.3 milliards à l’économie malienne et a représenté entre 5 et 10% du PIB du pays au cours des dix dernières années. Loulo-Gounkoto est l’un des plus gros contribuables et employeurs du Mali, avec une main-d’œuvre de quelque 7,000 personnes, dont 97% sont des maliens. Pendant la durée de vie du complexe, l’État a bénéficié de plus de 70% des retombées économiques qu’il a générées.
« Nous continuons à investir dans l’avenir de Loulo-Gounkoto. Une exploration performante a contribué à faire plus que remplacer les onces que nous exploitons en permettant d’identifier de nouvelles opportunités de croissance susceptibles de déboucher sur la prochaine génération de découvertes majeures dans la zone de Loulo. La nouvelle mine souterraine de Gounkoto – la troisième du complexe – a aménagé ses premières stations d’abattage et l’élargissement de « Yaléa South » est en avance sur les prévisions, » a déclaré Bristow.
« Nous prévoyons que le complexe sera un contribuable majeur à l’économie malienne dans les années à venir. La réalisation de cette vision nécessitera un engagement continu en faveur d’un partenariat mutuellement bénéfique qui nous a menés ci-loin et a apporté des avantages soutenus à toutes les parties prenantes, y compris les citoyens du pays. »
Conformément à la politique globale d’approvisionnement local de Barrick, les fournisseurs maliens ont totalisé 74% des achats du complexe, soit $298 millions, au cours du premier semestre de cette année.
En ce qui concerne les opérations de Loulo-Gounkoto, Bristow a déclaré que le complexe continuait d’enregistrer de bons résultats et qu’il était en bonne voie pour atteindre ses objectifs de production pour l’année en cours. La sécurité de ses travailleurs reste au centre de ses préoccupations et il n’y a eu aucun accident avec arrêt de travail au cours du dernier trimestre.
Dans le cadre de la transition de Barrick vers les énergies renouvelables, le complexe procède à l’extension de ses installations d’énergie solaire et son système de stockage de batteries de 40MW. Le projet alimente déjà le micro-réseau de la mine à hauteur de 10MW et sa deuxième phase devrait être mise en service bien avant la date d’achèvement prévue pour la fin de l’année 2024.
CONGO PROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
