Diplomatie
UA : L’Agenda post-Malabo et l’accélération des objectifs au cœur d’une conférence, du 5au 7 juillet, à Casablanca
A l’initiative de la Commission de l’Union Africaine (CUA), à travers son département de l’Agriculture, du Développement Durable et de l’Economie Bleu (DREA), de l’Agence de Développement du NEPAD (AUDA-NEPAD), en collaboration avec les Communautés économiques régionales (RECs),et des partenaires, il va s’ouvrir, ce mercredi 5 au vendredi 7juillet 2023, à Casablanca (Maroc) une conférence pour faire avancer les préparatifs sur l’élaboration de l’Agenda post-Malabo et l’accélération de la mise en œuvre des objectifs de Malabo.
Cette réunion va discuter de l’Agenda du PDDAA (Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique), y compris la mise en œuvre du plan d’affaires et de l’Agenda post-Malabo. Aussi, elle va se concentrer sur les différentes perspectives des parties prenantes et partenaires à envisager d’ici 2023 et 2025 conformément à la mise en œuvre rapide des activités.
En effet, indiquent les organisateurs, il est nécessaire d’accélérer la mise en œuvre du PDDAA, le plan d’activités du PDDAA (2022-2025), qui lui décrit clairement les priorités et les stratégies de mise en œuvre du PDDAA, qui sont conformes aux sept domaines d’engagement prioritaires de Malabo.
En outre, à la suite du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires, la CUA et l’AUDA Nepad ont été chargés de veiller à ce que les États membres de 55 pays de l’UA puissent inclure les voies de la Position commune africaine (ACP), qui ont trait à l’agriculture et en intégrants.
La mise en œuvre de ce programme important et ambitieux nécessitera des efforts et aussi des contributions des partenaires techniques et des donateurs par rapport à l’évolution et au financement de ce travail pour aboutir au succès.
Dans le cadre de ce forum, les organisateurs signalent qu’une série de réunions sera convoquée dans les 12 à 18 prochains mois, avec les parties prenantes concernées pour s’assurer que le processus est mené de manière consultative et inclusive; Présenter et recevoir des contributions aux résultats de la réunion de coordination de Nairobi de mars 2023; Recevoir des contributions la feuille de route pour le processus post-Malabo.
Finalement, cette feuille de route sera présentée aux comités techniques spécialisées (CTS), de l’UA en novembre pour approbation.Et donc pour ce qui est des résultats attendus par cette conférence : discuter, sécuriser et aligner les engagements des partenaires techniques et le soutien aux activités du PDDC jusqu’en 2025 et le processus post-Malabo; Discuter et coordonner le soutien des donateurs aux activités du PDDAA jusqu’en 2025 et le processus post-Malabo.
Melba Muzola/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Génocide des Tatars de Crimée : L’Ukraine appelle le monde à ne jamais oublier
À l’occasion de la Journée de mémoire des victimes du génocide du peuple tatar de Crimée, l’ambassadeur de l’Ukraine en RD Congo a rappelé les souffrances endurées par des centaines de milliers de Tatars déportés par le régime stalinien en mai 1944. Dans un message empreint de mémoire et de vigilance, Vasyl Hamianin souligne que cette tragédie demeure un symbole des crimes du totalitarisme et un avertissement contre l’indifférence face aux violations des droits humains.

Le monde civilisé commémore aujourd’hui la Journée de mémoire des victimes du génocide du peuple tatar de Crimée. C’est le 18 mai 1944, sur ordre de Joseph Staline, qu’a débuté la déportation massive des Tatars de Crimée hors de leur péninsule natale.
En l’espace de deux jours, plus de 165.000 personnes avaient déjà été arrachées à leurs foyers. Au total, 47.885 familles, soit 193.865 personnes ( dont plus de 92.000 enfants de moins de 16 ans ) furent envoyées de force vers des régions reculées d’Asie centrale. Les familles ne disposaient que de quelques minutes pour se préparer avant d’être entassées dans des wagons de marchandises inadaptés au transport humain, sans nourriture suffisante, sans eau ni assistance médicale.

Pour beaucoup, ce voyage fut fatal. Des milliers de Tatars de Crimée périrent durant le transfert forcé, tandis que d’autres moururent dans les premières années d’exil, victimes de la faim, des maladies et de conditions de vie inhumaines.
Selon le message de l’ambassadeur, cette déportation constituait une opération punitive planifiée visant à détruire un peuple en tant que communauté autochtone, en le privant de sa terre, de sa culture, de sa langue et de son identité.

Pendant des décennies, les Tatars de Crimée ont vécu sous surveillance du régime soviétique, sans droit de retour sur leur terre d’origine, tandis que leur tragédie restait réduite au silence.
Malgré l’exil et les répressions, le peuple tatar de Crimée n’a jamais cessé de lutter pour son retour et pour la préservation de son identité. Le retour massif vers la Crimée n’a véritablement commencé qu’à la fin des années 1980, avant que l’Ukraine indépendante ne permette enfin une reconnaissance publique de cette tragédie historique.

Pour l’ambassadeur ukrainien, cette commémoration dépasse le simple devoir de mémoire. Elle représente un avertissement universel contre les crimes du totalitarisme et rappelle que l’indifférence face aux souffrances humaines peut conduire aux pires tragédies.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
