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Enlèvements « Eke-Ezongi » : Psychose à Kinshasa !
» J’ai trop peur d’aller en mon lieu de stage et je suis obligée de prendre des bus qui s’arrêtent à chaque arrêt par peur de me faire kidnapper… », dit Divine Mabonga, étudiante à l’Ifasic. Comme elle, plusieurs jeunes filles vivent dans la terreur d’un scénario digne des films d’Hollywood. Il faut dire qu’elles ont à l’esprit des dizaines de témoignages des autres filles qui ont été récemment enlevées dans la capitale. Une triste réalité amplifiée par les réseaux sociaux actuellement très prisés par les Kinois.

Depuis quelques semaines, les Kinois vivent dans la peur à cause, particulièrement, des cas d’enlèvement qui s’intensifient ça et là. La cible préférée de ces malfrats reste les jeunes (filles et garçons). Cependant, des adultes et d’autres personnes mûres ne sont pas épargnés. D’où la campagne lancée, ces derniers jours, à travers les réseaux sociaux afin d’interpeller les autorités pour trouver des solutions adéquates et permettre aux Kinois de vaquer calmement à leurs occupations.

Faisant déjà face aux jeunes délinquants violents communément appelés « Kuluna », les forces de la police sont désormais sur le qui vive face à un ennemi invisible qui s’illustre par des kidnappings. En guise de solidarité aux portés disparus, les internautes partagent à fond des « Avis de recherche » lancés par leurs familles.

Il faut noter que la psychose s’est accrue à cause de la présentation, il y moins d’une semaine, d’un duo des policiers spécialisés dans les enlèvements. » Nous ne savons plus à quel saint se vouer si ceux qui sont chargés de nous protéger, sont eux-mêmes impliqués dans ces sales affaires ! Je suis perturbée », raconte Mireille Ngomba Bukasa, jeune dame et mère d’une petite fille.

L’un d’eux, multirécidiviste, a expliqué, aux médias, leur mode opératoire et confirmé l’existence d’un réseau de trafic d’organes à Kinshasa.
Somme toute, les autorités tant nationales que provinciales sont invitées à redoubler d’efforts pour mettre définitivement fin à cette psychose dans la capitale au moment où débutent les grandes vacances pour les enfants.
Désiré Rex Owamba/CONGO PROFOND.NET