Politique
Repression de la marche de l’opposition à Kinshasa : «La RDC est loin de la démocratie» Heritier Heshemu( secrétaire fédéral Ensemble pour la Rep/kasumbalesa )
La répression de la marche de l’opposition politique, organisée à Kinshasa le samedi 20 mai 2023, alimente le débat dans tous les sens à Kasumbalesa.
En effet, la dernière réaction en date est celle de » l’Ensemble pour la République « , parti cher à l’ancien Gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Tshapwe, par la bouche du Secrétaire fédéral.
Pour ce grand ce responsable, de la ville de Kasumbalesa, cette répression des manifestants de l’opposition par le pouvoir en place, en usant des gaz lacrymogènes et en tirant des balles réelles, démontre à suffisance que la République Démocratique du Congo est loin de la démocratie.
» Nous regrettons le comportement barbare du pouvoir en place, la manifestation de l’opposition avait un caractère pacifique, mais nous avons vécu une violence sans précédent, même les élèves en provenance de l’école sont victimes, notre Président National Moïse Katumbi, a même frôlé la mort. C’est inacceptable franchement, nous réclamons un processus électoral non chaotique, l’amélioration de la vie de la population, la lutte contre l’insécurité etc, « , a-t-il souligne lors d’une interview accordée à CONGOPROFOND.NET.
Il soutient, sans relâche, le sit in de l’opposition prévu pour le 25 mai 2023, devant le siège de la Commission Electorale Nationale Indépendante, pour réclamer un processus électoral transparent.
Joseph Malaba/Congoprofond.net
À la Une
Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire
Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.
Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».
Dans la même déclaration, le BUREC recommande « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.
Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».
Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».
Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».
Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.
Franck Kaky
