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Prix Marc-Vivien Foé 2023 : Chancel Mbemba dans la course
Le Congolais Chancel Mbemba est parmi les trois finalistes du prix Marc-Vivien Foé 2023. Sur son chemin, l’Ivoirien de Lens, Seko Fofana, candidat à propre succession, et le Nigéria Term Moffi de Lorient.
La liste des finalistes a été publié ce vendredi 19 mai 014 par RFI et France 24. Le gagnant sera connu le 30 mai prochain.
Le «demi-dieu» auteur d’une saison exceptionnelle avec l’Olympique Lyonnais( 4 buts) peut rêver de s’offrir le trophée du meilleur joueur africain. Le seul Congolais à avoir remporté le prix Marc-Vivien Foé, au stade actuel, est Gaël Kakuta en 2021.
Le prix Marc-Vivien-Foé, du nom du footballeur camerounais décédé tragiquement sur le terrain de football en plein match, est attribué au meilleur joueur de football africain évoluant dans le Championnat de France de football, selon un jury de journalistes spécialisés. Ce trophée a été créé en 2009 par RFI. Depuis 2011, il est remis conjointement par RFI et France 24.
Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
