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Politique

17 mai : Le club « Vision Modeste Bahati Lukwebo » entre satisfaction et déception

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 » Laurent Désiré Kabila est arrivé à Kinshasa en provenance de Lemera pour libérer la RDC de la dictature du président Mobutu Sese Selon. Avec l’appui des étrangers, dont le Rwanda et l’Ouganda, mais aussi de la communauté internationale, partout où il passait, il était accueilli par la population le considérant comme leur Moïse ». Propos tenus en liminaires, ce mercredi 17 mai, par le coordonnateur national du club « Vision  Modeste Bahati Lukwebo » en marge de la célébration de la journée de la Libération, célébrant aujourd’hui les Forces Armées de la RDC. 

Pour Germain Akili Shamavu, c’était réellement une vraie victoire. Ainsi, loue-t-il, les mérites des innovations qu’il a apportées, notamment le changement du nom du pays tout en suspendant la constitution. Il a changé les armoiries et est arrivé même à chasser les militaires rwandais et ougandais qui l’ont aidé à prendre le pouvoir.

« Pour montrer que le pays est vraiment libéré, Laurent Désiré Kabila a jugé bon de suspendre d’abord la constitution et de changer l’appellation du pays Zaïre en Repulique Démocratique du Congo. Il a même changé le drapeau, parce que ce sont les éléments-là, disons peut-être, qui démontrent le symbole du pays : le nom, le drapeau et l’hymne national.  c’est là que Laurent Désiré Kabila est passé au pouvoir. Il nous a montré de quoi il était capable parce que la première année, il a rompu les relations avec les voisins qui l’ont aidé à atteindre Kinshasa et prendre le pouvoir. Il a chassé les Rwandais, les Burundais, les Ougandais qui étaient derrière lui. Il a dit non, le Congo aux Congolais. Il a rompu même avec plusieurs puissances internationales. Il a dit que le Congo est capable de se satisfaire et de satisfaire peut-être maintenant les voisins et non dépendre de ses voisins et de la communauté internationale », indique-t-il.

 » Malheureusement pour Laurent Désiré Kabila, ses anciens compagnons de lutte lui ont retourné le fusil », regrette le numéro 1 en RDC du Club Vision Modeste Bahati Lukwebo. Cette situation est d’ailleurs l’une des sources de l’insécurité que l’on vit jusqu’aujourd’hui dans la partie orientale du pays.

« Eh bien, il y a des étrangers qui l’avaient accompagné qui ont des difficultés à rentrer dans leurs propres pays parce qu’on avait dit qu’ils devraient rentrer et c’est à cause de ces éléments-là qui étaient restés que le peuple congolais continue à souffrir. A part ça, l’autre point faible, peut-être pour lui, était de ne pas distinguer tout le monde parce qu’il venait du maquis. Il ne connaissait pas les vraies réalités du pays et c’est de là que peut-être les autres ont profité de sa petite ignorance des réalités du pays pour l’infiltrer et le faire tuer par son propre garde du corps. La communauté internationale, la Belgique et surtout la France étaient derrière sa mort…», indique-t-il.

C’est ainsi qu’il appelle aujourd’hui tous les Congolais à s’approprier la lutte de Mzée Laurent Désiré Kabila, « le Soldat du Peuple », celle d’un Congo dépendant de lui-même sur tous les plans.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

Politique

Haut-Uele : la ville morte annoncée par la C64 tourne au flop, les activités maintenues partout

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La coalition C64 avait appelé la population du Haut-Uele à observer une journée « ville morte » ce mercredi 3 juin 2026. Cette mobilisation intervenait dans un contexte marqué par plusieurs préoccupations sociales et sécuritaires. Toutefois, à la veille de l’action, le gouvernement provincial a réaffirmé l’interdiction des journées « ville morte » sur toute l’étendue de la province.

Dans une correspondance adressée aux organisateurs, le ministre provincial de l’Intérieur, Alexis Ambambela Sondoko, a rappelé que cette mesure demeure en vigueur en raison du contexte sécuritaire marqué par les attaques des présumés ADF/NALU et de la menace de l’épidémie d’Ebola. Les autorités ont ainsi appelé la population à privilégier la cohésion et l’unité face aux défis auxquels la province est confrontée.

Face à cette confrontation entre l’appel de la C64 et la décision du gouvernement provincial, la véritable question était de savoir si la population allait ou non adhérer au mouvement.

Les observations recueillies par notre média dans la ville d’Isiro ainsi que dans les six territoires du Haut-Uele — Watsa, Faradje, Dungu, Niangara, Rungu et Wamba — indiquent que les activités se sont déroulées normalement tout au long de la journée. Les écoles ont ouvert leurs portes, les universités ont poursuivi les enseignements, les marchés ont fonctionné, les commerces sont restés ouverts et la circulation est demeurée habituelle sur les principaux axes.

Au regard de ces constats, l’appel à la journée « ville morte » n’a pas produit l’effet attendu dans la province. Loin d’une paralysie générale des activités, le Haut-Uele a vécu une journée globalement normale, tant dans son chef-lieu Isiro que dans les six territoires qui composent la province.

Junior kasamba/Congoprofond.net

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