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Guerre contre l’incivisme à Kasumbalesa : 18 résolutions adoptées pour mettre fin aux troubles des partis politiques
A la suite des actes d’incivisme et de troubles à l’ordre public orchestrés par des partis politiques dont les plus cités sont l’UDPS et l’UNAFEC, le maire de la ville de la ville de Kasumbalesa, Me André Kapampa, vient de prendre cette question à bras le corps.
En effet, l’autorité urbaine a tenu une importante réunion ce mardi 16 mai 2023 avec les membres des partis politiques, de la société civile et des services de sécurité au bâtiment KBP.
Après un passage à revue du comportement déplorable et désastreux observé dans le chef de certaines formations politiques défiant même l’autorité de l’État, caractérisé par le soulèvement, manifestations dans la rue sans aucune autorisation des autorités, pillage, casse, agression, troubles à l’ordre public, 18 résolutions ont été annoncées par la mairie. Il s’agit de :
1) les services de l’État doivent exercer leurs pouvoirs ( l’autorité de l’État doit se faire sentir);
2) la justice doit arrêter les coupables de manière à répondre individuellement;
3) Le recensement des membres des partis politiques;
4) le bannissement des bases des partis politiques le long de la route nationale;
5) l’organisation des matinées politiques en guise de la formation des membres;
6) Que la police agisse en temps réel;
7) la diffusion des messages éducatifs de vivre ensemble dans les églises;
8) la promotion du cadre de réflexions permanentes en guise de favoriser l’entrepreneuriat local;
9) la création d’un cadre permanent au sein de la société civile réunissant les jeunes des partis politiques;
10) l’interdiction des parades politiques les abords de la route nationale;
11) la valorisation de l’unité au sein des partis politiques et entre partis politiques;
12) l’information à l’autorité locale pour toute activité politique de grande envergure;
13) l’évitement de l’influence dûe au surnombre;
14) la rationalisation des partis politiques;
15) la dénonciation des auteurs et fauteurs des troubles;
16 ) l’impunité contre les auteurs des troubles;
17) la promotion d’une collaboration positive entre services et partis politiques;
18) l’évaluation des présentes résolutions dans un mois.
Notons qu’ au cours de cette réunion les parties engagées ont pris la ferme résolution de mettre en pratique toutes les décisions prises pour une Paix durable et une tolérance parfaite.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
