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Présidence de la République : Les 23 agents licenciés de la Direction de la Communication contre-attaquent !
Dans un document parvenu à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, les agents de la Direction de la Communication de la présidence de la République, victimes d’un licenciement collectif, ont fait quelques observations sur la décision de compression du personnel opérée le 4 mai dernier.
Ci-dessous l’intégralité de leur argumentaire.
1. ASPECT ADMINISTRATIF
1.1. La lettre de licenciement se limite à évoquer comme motif du licenciement » des nouvelles dispositions prises « . Sans plus.
1.2. Pour avoir été remerciés » pour avoir accompli avec succès les tâches » qui leur » ont été confiées à la Cellule de Communication du Président de la République » et du fait d’avoir appris dans la même lettre la disponibilité du Cabinet à recourir en cas de nécessité à leur expertise « , les agents concernés en viennent à déduire une injustice pratiquée à leur égard. Et pour cause !
2. ASPECT SOCIAL ET POLITIQUE
2.1. La Présidence de la République est le cabinet de la Première Institution du pays, en l’occurrence le Président de la République.
2.2. De ce fait, la gestion de l’emploi doit se faire différemment des autres institutions en ce que la Hiérarchie est censée savoir que lorsqu’on quitte une telle institution même avec ou sans félicitation, on n’a peu de chances, voire aucune de trouver rapidement un emploi ailleurs. A la base : les couleurs politiques dont on devient forcément porteur.
2.3. Parti présidentiel, l’Udps promeut le Progrès Social dans sa dénomination et dans son projet de société.
2.4. Il va de soi que tout licenciement, qui ne peut que l’engager directement ou indirectement, doit obéir à certaines règles de bienséance. Par exemple : aviser six ou trois mois avant l’agent à mettre en congé, de façon à le préparer à une sortie honorable.
2.5. Or, là, on vient d’assister à un licenciement brusque et brutal ne reflétant nullement le contenu de la lettre de Son Excellence le Directeur de cabinet mettant en évidence les bons et loyaux services rendus ainsi que la promesse de recourir à l’expertise (!) des agents concernés en cas de nécessité.
3. ASPECT BUDGÉTAIRE
3.1. Faute de connaître les raisons véritables de leur licenciement, les agents concernés se contentent des rumeurs pouvant se référer fondées, rumeurs selon lesquelles il est question de restrictions budgétaires.
3.2. A supposer qu’il en soit ainsi, il est indiqué de révéler que pour 23 agents avec une moyenne de USD 1.250 le mois, l’enjeu budgétaire susceptible d’être évoqué est de USD 28.750.
3.3. Avec des indemnités de sortie représentant six mois de salaire, l’enjeu budgétaire est de USD 28.750 x 6, soit USD 172.500.
3.4. Ces six mois correspondent au laps de temps séparant la date de licenciement de la date de lancement de la campagne électorale pour un scrutin prévu le 20 décembre 2023.
3.5. En d’autres termes, on aurait pu garder les agents concernés jusqu’aux échéances électorales que ça n’affecterait aucunement l’enveloppe budgétaire de la Direction de la Cellule de Communication, ni du Cabinet.
3.6. L’exemple pourrait choquer, mais au moins traduit-il la réalité : un décompte final de USD 172.500 pour les 23 agents représente à peine 2 véhicules Toyota Land Cruiser 5p 2023 dont le coût varie entre 60 et 85.000 euros l’unité !
3.7. Nous doutons fort que les agents concernés aient été sacrifiés pour si peu !
3.8. D’où l’alternative d’un nouveau recrutement au sein de la Direction de la Cellule de Communication.
3.9. Dès lors que la compétence et l’expertise des agents concernés sont reconnues dans la lettre de licenciement, rien ne peut justifier un nouveau recrutement pour des nouveaux agents qui feront le même travail que ceux qui sont remerciés.
CONCLUSION
Ces quelques observations (aspect administratif, aspect social et politique et aspect budgétaire) annihilent tout argument devant justifier les restrictions budgétaires et/ou le nouveau recrutement.
Par voie de conséquence, les agents licenciés sont en droit de faire valoir leurs revendications auprès de la Très Haute Hiérarchie et espèrent être entendus et compris, car leurs collègues restés ne doivent pas se sentir en insécurité.
Il est juste question d’éviter tout précédent pouvant faire jurisprudence.
Merci.
Kinshasa,
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
