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PDL-145T/Kwilu : Les travaux de construction des infrastructures socioéconomiques évoluent à pas de géant dans les différents territoires
Le Programme de Développement Local de 145 Territoires (PDL-145T) lancé récemment par le Chef de l’Etat à Mbandaka a déjà démarré dans plusieurs provinces dont la CFEF est l’agence exécutrice des travaux de construction chapeauté des mains de maître par Alain Lungungu Kisoso, Coordonnateur national.
Du 21 février au 04 mars 2023, les experts de la Cellule d’exécution des financements en faveur des états fragiles (CFEF ) ont fait un constat positif lors d’une mission d’inspection des travaux dans la province du Kwilu, précisément dans les territoires d’Idiofa, Gungu, Bulungu et Masi-Manimba.
Partout où ils sont passés, les experts de la CFEF sont satisfaits de l’avancement des travaux qui vont certainement se terminer dans le délai.

Le nouveau bâtiment administratif d’Idiofa devant l’ancien Bâtiment
Dans la cité d’Idiofa, par exemple, les travaux de construction du bâtiment administratif évolue très bien. Le même constat est fait à Itshweme où le bâtiment de l’école primaire Labwi pousse à une vitesse remarquable.
A en croire le chef de chantier, l’ingénieur Hervé Kalam de l’entreprise Boris SARL, il serait encore très avancé s’il n’avait pas connu le problème de transport des matériaux car la route d’Idiofa est vraiment délabrée.
Poursuivant leur périple dans le territoire d’Idiofa, la délégation de la CFEF et le gouverneur du Kwilu se sont rendu à Belo, secteur choisi par le gouverneur Willy Itshundala pour lancer les travaux de construction des infrastructures. Il en a profité pour poser la première pierre en guise du lancement officiel des travaux du PDL-145T.

Devant ses administrés, le numéro 1 de la province a rassuré les ressortissants de Belo que bientôt ce coin sera développé grâce à ce vaste programme du gouvernement initié par le chef de l’État. « Le président de la République avait insisté pour que je vienne lancer le PDL-145T ici à Belo pour le compte de notre province. D’ici 4 mois, les enfants vont étudier dans des bonnes conditions. Ils ne vont plus fréquenter ces cases en pailles. Le développement vient progressivement, soyez calme car même cette route qui va vers Belo sera réhabilitée », a promis Willy Itshundala aux habitants du secteur Belo dans le territoire d’Idiofa.
Pareil pour le territoire de Gungu, les ingénieurs sont à pied d’œuvre pour faire avancer les travaux de construction de l’EP Mafuta au village Batshamba 2 et le centre de santé de Lukamba, qui doivent être livrés d’ici quelques mois.
Une satisfaction pour le gouverneur car les travaux évoluent très bien. Il a aussi constaté que les matériaux utilisés étaient de bonne qualité.
Les experts du PDL-145T et ceux de la CFEF ont inspecté, du 03 au 04 mars 2023, les travaux de construction des infrastructures dans le territoire de Masi-Manimba. Le constat est positif. Les chefs des chantiers et ingénieurs en construction sont à pied d’œuvre pour livrer les bâtiments dans un bref délai.
4 écoles, 3 centres de santé et un bâtiment administratif sont déjà en construction.

L’école Ndugu en construction
Les travaux de construction de l’EP Ndungu de Masi évoluent très bien. Le chef de chantier a rassuré qu’il n’accusera aucun retard quand à la livraison des ouvrages.
Les travaux du centre de santé Bibodi évoluent dans sa vitesse de croisière.
Arrivée le 04 mars dans le territoire de Bulungu, la délégation de la CFEF conduite par le chargé des Opération, Jean Tshikuna, a d’abord été reçue par l’Administrateur du territoire Assistant, Guy Kabula, pour lui présenter les civilités. Ensuite, elle s’est rendue dans les différents chantiers. Les travaux de construction des 8 écoles, 2 centres de santé et un bâtiment administratif vont bon train.
Dans tous les chantiers inspectés, tout va bien d’après le constat des experts. Les matériaux utilisés sont de bonne qualité et la main d’œuvre locale.
Interrogée, la société civile de Bulungu félicite l’initiateur de ce projet et encourage vivement l’utilisation de la main d’œuvre locale car le président de la République avait insisté sur cette question lors du lancement du PDL 145 T.

« Le fait de prendre la main d’œuvre locale est aussi une autre forme de développement. C’est encourager les jeunes à être autonome. Nous ne voulons pas que les entreprises sélectionnées viennent avec leur propre main d’œuvre alors qu’il y en a sur place à Bulungu », insiste un membre de de la société civile Bulungu, Richard Muzey.
Dans les mois à venir les bâtiments en construction seront mises à la disposition des bénéficiaires.
Elda Along et Baby Mosha/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
