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Tony Bolamba : « Il faut arrêter l’Américain Noël Tshiani ! »
» Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire… ». C’est par cette pensée d’Albert Einstein que le numéro 1 du Mouvement pour le Congo ( MoCo), Tony Cassius Bolamba, a ouvert, ce vendredi 24 mars 2023 au Pullman hôtel, son point de presse autour du « Projet ségrégationniste Loi Tshiani ».

En effet, fort de son expérience politique et enseigné par l’histoire lointaine, le gouverneur honoraire de l’ex province de l’Équateur a choisi de tirer la sonnette d’alarme sur la tragédie qui guette la RDC à travers le projet de Loi Tshiani. » Cela commence toujours avec des simples mots ou des concepts sectaires, divisionnistes sur la race, l’ethnie, la religion ou la classe sociale, balisant des chemins macabres des drames inhumains ! », a-t-il alerté.
Puis d’ajouter : » Nous connaissons tous l’histoire de la Shoa opérée par l’Allemagne dont les prémices étaient
visibles une dizaines d’années plus tôt avec les étoiles jaunes. Non loin de nous, à l’Est de notre pays, personne n’ignore la situation qu’a vécu le Rwanda en 1994 avec la radio 1000 collines, prémices de la déstabilisation de notre pays(…). Non loin de nous, en Côte d’Ivoire, un pays paisible fût embrasé par un concept
simple: l’Ivoirité ! Dans le monde, les lois ségrégationnistes, xénophobes, séparatistes ont toujours apporté des conséquences irréparables ! »

Membre de l’Union Sacrée de la nation et « Fatshiste », Tony Bolamba a fait savoir aux journalistes qu’il est un homme d’État responsable, libre d’esprit. » Je ne suis pas ici pour
effrayer les Congolais qui ont le droit légitime de protéger leur pays tant convoité face aux multiples visées hégémoniques planifiés dont il fait face, mais nous ne devons cependant pas
ignorer que la RDC est une nation née des mosaïques d’ethnies, de ceux venus d’ailleurs et qui ont fait et choisi la RDC comme leur Patrie ! C’est ça notre République ».
En tant que membre de l’Union Sacré, insiste-t-il, à laquelle il a adhéré librement, en homme éclairé, libre et de bonnes mœurs, il soutiendra sa famille politique mais pas dans l’erreur. » Je ne pourrai me taire devant pareille infamie, devant une telle forfaiture envers contre notre pacte républicain pour nous diviser ! », a-t-il appuyé.

A l’en croire, c’est pour des raisons politiques que le citoyen américain Noël TSHIANI, en connivence avec certaines inconsciences, mettent en place un projet de Loi ségrégationniste pour diviser les Congolais ! » C’est un projet dangereux qui risque d’enflammer le pays et détruire l’édifice de notre pavée mosaïque de vivre-ensemble patiemment édifiée après des pierres taillées pour des montées des marches pénibles ! », a-t-il martelé.
Répondant à ceux qui pensent que dans cette loi ségrégationniste dite « De Père et de Mère », il n’ y a que le poste de Président de la République qui est visé et convoité, le consultant international affirme que dans ce projet de Loi insensé, les époux comme les épouses des Congolais et Congolaises sont aussi visés et n’auront pas droit d’occuper certaines fonctions dans la République. » Cela me rappelle la politique d’apartheid en Afrique du Sud et du tri sous Hitler ! Nous en connaissons tous les conséquences. Une Congolaise ou Un Congolais marié à un étranger ou une étrangère est moins Congolaise ou Congolais qu’une Congolaise ou un Congolais marié à un Congolais ou
une Congolaise? Je dis non ! »

Hommage aux métis congolais !
Tout en saluant les qualités humaines particulières de feu Papa Jeannot Bemba Saolona, Tony Cassius Bolamba a rappelé d’autres métis qui ont marqué l’histoire de la République, notamment Cardoso Losembe, Kengo Wa Dondo, Kibabu Madiata Nzawu, Buketi Bukayi, Olivier Kamitatu, Adam Bombole, Moïse Katumbi, José Endundo ou Jean-Claude Muyambo ! » Demain on crachera sur Madame Bestine Kazadi, Vidiye Tshimanga et d’autres ? Je me demande où sont donc nos Procureurs devant ces infractions ? », s’est-il interrogé.
Somme toute, a révélé Tony Bolamba, s’il y a le feu au Congo, Noël Tshiani prendra vite son avion pour se réfugier dans son pays d’adoption alors que les Congolais qui n’ont que le Congo comme Patrie manqueront où aller.
Conscient du plan de balkanisation qui guette la RDC, l’ancien cadre de l’AFDC a déclaré qu’il suffit d’un moment d’inattention pour que ce projet funeste avance ! D’où son appel aux services judiciaires d’appréhender ceux qui contribuent dangereusement à troubler la quiétude nationale en ce moment où notre pays connaît une rébellion injuste qui a freinée son avancement.
En guise de conclusion, le président du MoCo a cité l’article 13 de la Constitution qui dit qu’aucun Congolais ne peut, en matière d’éducation et d’accès aux fonctions publiques ni en aucune autre matière, faire l’objet d’une mesure discriminatoire, qu’elle résulte de la loi ou d’un acte de l’exécutif, en raison de sa religion, de son origine familiale, de sa condition sociale, de sa résidence, de ses opinions ou de ses convictions politiques, de son appartenance à une race, à une ethnie, à une tribu, à une minorité culturelle ou linguistique.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
