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100.000 dollars : l’uppercut de Martin Bakole au gouvernement ?
L’affaire 100.000 dollars américains remis à Martin Bokole par le gouvernement, enflamme la toile. Pour le bénéficiaire et le donateur, cette somme doit aider le boxeur à bien préparer son combat qu’il a au mois de mars prochain.
Au regard de la situation économique précaire dans laquelle vit le citoyen congolais, dominée par la misère la plus noire, les critiques pensent que le gouvernement a été complaisant en déboursant cent mille de dollars américains pour un seul individu, que ce soit pour préparer un combat international.
Plusieurs congolais qualifie Bokole de « frappeur » qui a réussi à convaincre le gouvernement pour lui signer un chèque. Nombreux disent avoir vérifié et trouvé que Martin Bokole n’a pas un combat en vue contre le boxeur Hunter. Une autre source dit avoir contacté Hunter, et que celui-ci nie avoir le programme d’un combat avec le pugiliste congolais.
La rédaction de CONGOPROFOND.NET a contacté un proche du tombeur de Tony Yoka, qui confirme que, l’enfant du pays a bel et bien un combat le 04 mars en Angleterre, mais avec un autre pugiliste que Hunter.
Martin Bakole en live sur sa page Facebook a essayé de donner la lumière sur son prochain combat : « La date est maintenue mais difficile de trouver un adversaire, beaucoup de boxeurs me fuient depuis mon dernier combat avec Tony Yoka et vu la catégorie que j’occupe ».
Même si l’adversaire n’est pas encore connu, Martin Bakole a déjà pris son vol pour l’Angleterre afin de bien démarrer la préparation.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda et l’ASMECO plaident pour une refondation institutionnelle
Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine.
À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions
Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.
L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.
Un mandat présidentiel plus long
Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.
La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.
Les fonctions de souveraineté et la question identitaire
Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.
Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.
Vers un Parlement monocaméral ?
Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.
Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.
Une vision portée par l’ASMECO
À travers l’Association des Métis au Congo (ASMECO), Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. La structure affirme également promouvoir des projets de développement communautaire et l’autofinancement pour soutenir ses actions sociales.
Ces nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de cette organisation citoyenne qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
