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An 2 du gouvernement Sama : Des signaux positifs à l’actif du Premier ministre

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15 février 2021-15 février 2023, voici deux ans, jour pour jour, depuis que Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge a été nommé Premier ministre de la République démocratique du Congo. Occasion à ce jour pour le chef du Gouvernement d’évaluer son parcours à la tête de l’Exécutif congolais.

A son avènement à la Primature, Jean-Michel Sama Lukonde s’est assigné quelques objectifs dès l’entame de son mandat. En tant que formateur, il s’est résolu, de prime abord, de mener des consultations qui devraient lui permettre de former le Gouvernement de l’Union sacrée de la Nation. Il devrait ensuite élaborer le programme de l’Exécutif central et le présenter devant l’Assemblée nationale pour approbation et l’investiture du Gouvernement.

« Ces missions, le chef du Gouvernement les a accomplies avec rigueur et en un temps record. Conformément  aux orientations du chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi. Il était, dès lors, tenu de coordonner et de piloter l’action gouvernementale pour la mise en œuvre du programme approuvé par la majorité parlementaire« , commente une source proche du Premier ministre.

Un Premier ministre loyal

Directeur général de la Gécamines avant sa nomination, ce quadragénaire a le mérite de ne pas faire ombrage au président de la République, se réjouit un collaborateur du chef de l’Etat. « Depuis qu’il est aux commandes du Gouvernement, Sama Lukonde a brillé par son patriotisme, sa discipline, sa loyauté, sa fidélité à l’égard du chef de l’Etat, au point qu’il s’attèle au quotidien à matérialiser sa vision pour le Congo« , fait-il remarquer.

Originaire du Katanga, ancien député et ministre des Sports sous Joseph Kabila, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge avait rendu le tablier en 2015 pour obéir à la consigne de son parti, exclu de la majorité présidentielle pour avoir protesté contre un éventuel troisième mandat de l’ancien chef de l’État. Il a alors milité au sein de l’opposition sous le leadership de Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur du Katanga.

Membre du parti Avenir du Congo, l’aile de Dany Banza (l’un des ambassadeurs itinérants de Félix Tshisekedi), Sama Lukonde s’est employé, au fil du temps, à gagner la confiance du président de la République, en tâchant de maintenir la cohésion au sein de l’équipe gouvernementale, atteste un proche du chef de l’Etat.

Performances

Déterminé à garantir la performance du Gouvernement deux ans après sa nomination, le Premier ministre estime, jusque-là, satisfaisant son bilan à mi-parcours, malgré de nombreux pesanteurs sur les plans politique, social, économique… Face à la presse le 26 avril 2021, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge avait reconnu que le chemin à parcourir était encore long. Mais, il avait révélé que plusieurs réalisations avaient été faites, malgré le contexte difficile, marqué par la pandémie de coronavirus et  »la guerre russo-ukrainienne ».

D’après le porte-étendard des  »Warriors », des performances ont été enregistrées dans plusieurs secteurs de la vie nationale. Notamment en ce qui concerne la maximisation des recettes, l’augmentation des réserves de change à la Banque Centrale… qui ont permis au pays de passer de deux à treize semaines d’importation. Aussi, à son actif, le réajustement à la hausse du traitement des fonctionnaires de l’Etat, assure Sama Lukonde.

Les élections de 2023, un vrai défi

En cette année électorale, le Gouvernement Sama Lukonde se réjouit d’avoir mis toutes ses batteries en marche pour garantir la tenue du scrutin en décembre 2023. Comme il l’avait promis, le Premier ministre avait réaffirmé que les élections seraient organisées dans le délai, avec des cartes d’identité nationale (CIN). Son équipe veille à cet effet à aider la Centrale électorale (CENI) à assurer les opérations afférentes.

A cet effet, Sama Lukonde a soutenu que son gouvernement est déterminé à organiser des élections, même dans des provinces sous l’état de siège. Dans un entretien accordé à France 24 et RFI, il avait martelé que les élections auront bel et bien lieu en 2023, et que le report de la présidentielle, prévue en décembre 2023, n’est même pas une possibilité.

Une épine sous ses pieds ? La sécurité. Particulièrement dans l’Est du pays, Sama Lukonde regrette à ce propos de n’avoir pas encore réussi à imposer la paix dans cette zone tant convoitée par des pays voisins, malgré l’état de siège décrété voici près de deux années en Ituri et au Nord-Kivu. D’après lui, le Gouvernement est déterminé à rétablir l’autorité de l’Etat et la paix dans cette région en proie à la violence due aux groupes armés locaux et étrangers.

Yves KALIKAT/FORUM DES AS

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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