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Stade des Martyrs : Les travaux déjà exécutés à 80%

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Le Gouvernement rassure l’opinion sur sa détermination à aller jusqu’au bout, conformément aux directives du Chef de l’Etat, pour mettre ce temple du football congolais au standard exigé par la CAF.  

La non-approbation du Stade des Martyrs, décidée par la CAF, trouve le Gouvernement en plein processus de modernisation des lieux. Des sources officielles font état de l’exécution à 80% déjà des travaux. La pelouse, les sièges, les vestiaires sont déjà finis. Il reste à réhabiliter les toilettes. Si les tâches ont connu un ralentissement, cela est à mettre sur le compte d’autres urgences, notamment la guerre dans l’est.

Le rapport de la Confédération africaine de football n’est pas définitif. Le Gouvernement rassure les Congolais sur sa détermination à parachever la rénovation du stade des Martyrs conformément aux directives du Chef de l’Etat, de manière de le mettre au standard exigé par la Confédération africaine de football (CAF). C’est dans ce cadre que le Gouvernement a demandé à la Fédération congolaise de football (Fécofa), organe faitier du football congolais, d’adresser un recours  à la CAF.

Un délai DE 30 jours pour se mettre en ordre

La non-homologation du stade des Martyrs par la mission d’inspection de la CAF  préoccupe au plus haut point le Gouvernement. L’Exécutif national se donne un délai de 30 jours pour finir les travaux de modernisation en cours afin que ce temple du football congolais réponde aux conditions minimales des stades de la CAF.

C’est dans ce cadre que le ministère des Sports et Loisirs a instruit, vendredi 10 février, la Fédération congolaise de football association  d’adresser un recours auprès de la Confédération africaine de football  en vue de revenir sur sa décision de fermer le Stade des Martyrs de Kinshasa, alors que celui-ci serait en pleins travaux de réhabilitation partielle.

Dans un mois le stade des Martyrs va être à même d’accueillir des matchs de haut niveau de la CAF, d’après des sources proches du dossier.

Le ministère des Sports, sachant que la non-approbation du Stade des Martyrs prive les amateurs congolais de football des matchs des Léopards mais aussi de ceux des clubs engagés en compétitions continentales de football, explique qu’il reçoit, par palier, les fonds alloués aux travaux de rénovation du Stade des Martyrs suivant les étapes bien définies du cahier des charges de la CAF.

La qualité des stades est fondamentale pour le développement et le progrès du football africain, c’est la raison pour laquelle la République démocratique du Congo tient au respect de la réglementation et des exigences de la CAF.

REPONDRE A CERTAINES CONDITIONS

Pour être homologué par la CAF, un stade de football doit répondre à certaines conditions, à savoir :  disposer des équipements adaptés, de l’aire de jeu, sur la zone réservée aux spectateurs et aux médias, ainsi que d’autres structures connexes liées au confort des équipes et des officiels.

D’où les travaux de modernisation en cours pour permettre au Stade des Martyrs de satisfaire aux exigences de l’instance du football continental.

Lors d’une interview sur les ondes de la Radio Okapi, le ministre des Sports, Serge Nkonde, a fourni des explications que des Congolais attendaient sur ce dossier.

« Nous avons eu à lancer une modernisation partielle du Stade des Martyrs. Il faut que les Congolais arrivent à comprendre que le financement sur le Stade des Martyrs n’est pas complet, mais nous y allons étape par étape. Parce que l’important était d’abord d’arriver à homologuer ce stade qui était fermé et ça faisait longtemps. On ne pouvait pas rester comme ça dans un grand pays comme la RDC, un pays du football, sans aucun stade homologué. C’est pourquoi on a d’abord eu à travailler sur le stade des Martyrs, selon le cahier des charges de la CAF. Mettre l’aire de jeu en place, moderniser les vestiaires« , s’est-il exprimé.

CALMER LES ESPRITS

Compte tenu de la polémique née de la non-approbation du Stade des Martyrs par la CAF, le ministère des Sports a entrepris de calmer les esprits dans un communiqué rendu public le même vendredi et signé de la main du directeur de cabinet, Louis Thole, indiquant que les conclusions de la mission de la CAF au Stade des Martyrs ne sont pas définitives et ne devaient en aucun cas jeter le discrédit sur les travaux de modernisation en cours que le gouvernement réalise petit à petit.

« Il s’agit, en fait, d’une série d’observations et de recommandations sur ce qui a été fait« , font savoir les sources.

Celles-ci affirment : « Le gouvernement de la République a donné des fermes assurances à la Confédération africaine de football à travers la Fédération congolaise de football association pour la poursuite de ce vaste chantier, suivant le cahier des charges qui lui est présenté ».

Une nouvelle mission d’inspection de la CAF à Kinshasa à la fin des travaux de rénovation en cours n’est pas exclue. Partie remise.

Didier KEBONGO/FORUM DES AS

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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