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Tshangu : Patrick Muyaya parrain de la Banque alimentaire « Les bâtisseurs »
Le ministre de la communication et médias, Patrick Muyaya a parrainé la 2ème vente de la banque alimentaire « Les Bâtisseurs » à Tshangu ce 08 février 2023 à l’espace communal proche du pont Pascal.
Cette activité avait pour objectif, la vente des paquets d’approvisionnements à 250 familles ayant déjà acheté leurs tickets. A cette meme occasion, les partenaires économiques ont sensibilisé les bénéficiaires sur l’importance de leurs solutions nécessaires à leur développement ( So Gaz, Bboxx, Advans, Rawbank, Marsavco, Angel Cosmétics…).

Le ministre Muyaya qui a toujours prôné la proximité avec la base a fait le déplacement de son bureau pour soutenir ce projet qui se veut social, conformément à la vision du Chef de l’Etat. » Nous sommes ici pour soutenir cette vision de madame Line, cette jeune dame dynamique. Une vision qui correspond exactement à celle du Chef de l’État « , a souligné le ministre de la Communication et médias.
Le projet « Les Bâtisseurs » poursuit la réinsertion du secteur informel par l’action communautaire via le business social.
Madame Line Alhy Grekoi, entrepreneur, chef de projet, communément appelé « maman des motards », « la fille des maraîchères », « la grande sœur des jeunes battants »,en est la principale promotrice.
» Nous voulons construire la RDC autrement avec la communauté, celle qui est souvent délaissée avec une vision qui fera qu’on devienne fière d’être Congolais « , a-t-elle indiqué.

Parmi les bénéficiaires, les motards, les mamans maraîchères , tous ceux-là qui évoluent dans l’informel.
« Dans un monde où nous laissons place à l’ignorance et à l’individualisme, nous pouvons prendre la décision de réduire tant d’inégalités avec la volonté sincère et des actions concrètes dans la vie des 100 millions de Congolais, afin de transmettre à la prochaine génération un pays florissant “, a expliqué madame Lyne.
Ce projet Les Bâtisseurs a débuté à Kinshasa depuis 12 mois dans les 4 districts: de Tshangu à Mont- Amba passant par Funa, Lukunga et Kikwit/ Idiofa. Le challenge était de montrer à la population active du secteur informel, que le changement est possible grâce à la volonté, l’amélioration des mentalités et surtout avec la création d’une seule communauté qui s’unira pour les mêmes objectifs.
Pour Madame Lyne, la présence du ministre est plus qu’importante dû au fait qu’il est parmi les premiers acteurs à soutenir cette vision à travers une simple présentation .
Cellule de communication ministère des Médias
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
