Actualité
Ambongo au Pape : « … le peuple qui vous accueille aujourd’hui est un peuple qui souffre »
Le mercredi 1er février 2023 à l’aéroport de Ndolo à Kinshasa, la grande et belle messe papale s’est déroulée, avec succès, dans un climat de joie. Plus ou moins 1 million de fidèles catholiques ont pris part à cette messe présidée par le pape François.
Dans son homélie, le Souverain pontife a invité les fidèles à cultiver la paix, l’unité et surtout la réconciliation. A son tour,
le Cardinal Fridonlin Ambongo a, dans son adresse Pape, déclaré : « Saint-Père, le peuple qui vous accueille aujourd’hui est un peuple qui souffre dans son corps et dans son âme. Mais malgré ses souffrances, le peuple reste confiant et plein d’espoir ».
Puis, il a ajouté : « La présence réconfortante de votre Sainteté au chevet de ce peuple constitue un sujet d’encouragement ».
Et de finir : « Saint Père, merci d’être là pour nous, pour chacun de nous. Merci pour votre message de réconfort. Nous sommes convaincus que cette eucharistie nous consacrera davantage à Christ en qui nous sommes tous réconciliés »
A la fin de son discours, le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu a offert un cadeau au Pape François.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
Politique
Andy Bemba charge Joseph Kabila : « Une incohérence politique au service d’intérêts cachés »
Dans une sortie médiatique au ton incisif, Andy Bemba, président national du parti « Nouvelle Pensée » (NP), s’est exprimé ce vendredi 1er mai 2026 à la suite du discours de Joseph Kabila, intervenu après les sanctions qui lui ont été infligées par les États-Unis. Cette réaction s’inscrit dans un contexte politique particulièrement délétère, marqué par des tensions persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo. « Ces sanctions américaines renforcent ma détermination à défendre la RDC », a déclaré l’ancien chef de l’État.
Selon Andy Bemba, les propos de Joseph Kabila traduisent une contradiction manifeste, voire une duplicité politique difficilement défendable. « Lorsque le président honoraire parle de dictature tout en semblant s’aligner avec une rébellion impliquée dans les violences à l’Est, cela révèle une incohérence majeure dans son discours », a-t-il affirmé, dénonçant une posture qu’il juge à la fois ambiguë et stratégiquement orientée.
L’ancien président, qui a dirigé le pays durant près de deux décennies, se retrouve aujourd’hui au cœur de vives critiques, notamment en raison de positions jugées paradoxales. Pour Andy Bemba, cette attitude est d’autant plus problématique qu’elle émane d’une figure ayant longtemps incarné l’autorité suprême. « Un patriote, et plus encore un ancien président après 18 ans de pouvoir, ne peut agir de la sorte », a-t-il martelé, soulignant une dissonance entre les discours et les actes.
Au-delà de la critique politique, Andy Bemba va plus loin en prêtant à Joseph Kabila des motivations moins avouables. « Derrière le discours sur la dictature se cache en réalité la défense d’intérêts personnels », a-t-il soutenu, évoquant une instrumentalisation du registre démocratique à des fins stratégiques.
Cette charge, aux accents particulièrement sévères, met en lumière les fractures profondes qui traversent la scène politique congolaise. Elle interroge également la crédibilité des prises de position des anciens dirigeants, surtout lorsqu’elles s’inscrivent dans des dynamiques perçues comme contraires à l’intérêt national.
Dans un climat politique où les discours rivalisent avec les non-dits, la frontière entre conviction et calcul semble plus que jamais ténue, laissant planer le doute sur la sincérité des engagements affichés.
Blaise Abita Etambe / CongoProfond.net
